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 L'imam Assadjad (Zine Al Abidine, as, Ibn Al Husseyn, as)

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ithviriw
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MessageSujet: L'imam Assadjad (Zine Al Abidine, as, Ibn Al Husseyn, as)   Mar 27 Jan 2009 - 1:31

A l'occasion du décès de L’Imam-As’Sajjãd (Ali fils de l’Imam Al-Hussayn nommé Zayn Al-Abidin) (as)

Je présente mes condoléances, les plus sincères à tous les croyants aimant Ahlou Beyti Rassoulou Allah, aswaws, et qui ont choisi de suivre sa souna la plus conforme à ses enseignements préservés par sa 'Itra (descendance), malgré les persécutions subies de la part de ceux qui "ne savent pas" ou ont simplement ignoré les recommandations de Rassoulou Allah, aswaws.

Le summum de spiritualité et de dévotion


Dieu dit dans son Noble Livre: ((Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô Gens de la Famille et vous purifier totalement)) (Coran XXXIII, 33). L’Imâm ‘Alî Ibn al-Hussayn, Zayn al-‘Âbidîn (as) est l’un des Gens de la Famille dont nous célébrons la mémoire de sa mort au 25 ème jour du mois sacré de Muharram. Avec cet Imâm (as), nous connaissons les vastes horizons de l’Imâma dans ses dimensions les plus diverses qui ont empli de science leurs raisons, d’esprit leurs cœurs et de bénédictions leurs vies.

Cet imâm (as) représente le summum de spiritualité, de dévotion et d’amour de Dieu. Lorsque nous lisons ses diverses invocations, nous constatons comment sa foi le transporte vers les hauteurs de la sérénité et du bien et transporte l’homme vers la voie de l’Islam. Lorsqu’il s’adresse à Dieu dans ses invocations, il vit l’Islam dans ses concepts, dans ses moralités et dans sa spiritualité ; et lorsque nous l’écoutons, on a l’impression de fréquenter toute une école de l’Islam culturel, spirituel, gnostique et militant qui emplit notre invocation de Dieu et qui emplit notre invocation d’une vie engagée dans la voie de l’Islam.

L’Imâm (as) nous apprend une nouvelle méthode de vivre avec Dieu sans pour autant s’éloigner de la vie dans ce monde.


Le message de ‘Âchourâ’



L’Imâm Zayn al-‘Âbidîn (as) a vécu avec son père l’Imâm al-Hussayn (p) et ses compagnons l’événement de ‘Âchourâ’ en tant que message destiné à changer la réalité et à affirmer l’humanité de l’homme dans le sens de la dignité et de la lutte contre les injustes. Il a vécu toutes les scènes du drame avec le nourrisson égorgé, avec le jeune homme tué et avec le vieillard nonagénaire martyrisé. Il les a vécues avec le deuil, la patience et le courage des femmes qui ont assisté au drame. Malade, il vivait tout cela et l’accumulait dans sa conscience sans se perturber tout en plongeant dans le profond du drame.

Dans son attitude à l’égard des tyrans de Kûfa et de Damas, et contrairement à cette image à travers laquelle certains conteurs le présentent humilié et tout en larme, il était aussi au summum du courage et de l’honneur. Face à Ibn Ziyâd et à Yazîd, il était ferme, courageux et digne, mais certains cherchent à nous faire pleurer et non pas à ouvrir nos cerveaux pour connaître les Imâms tels qu’ils étaient réellement.


Un professeur de la culture islamique



De retour à Médine, le drame ne l’a pas empêché d’être une école pour beaucoup de savants qui ont conduit le mouvement culturel islamique. Ses biographes affirment qu’il était une référence pour un grand nombre de jurisconsultes et de savants qui ont reçu de lui des sermons, des invocations, des discours sur les vertus du Coran, sur le licite et l’illicite ainsi que sur les expéditions guerrières et les batailles. Ses souvenirs dramatiques ne l’ont pas empêché d’assumer ses responsabilités d’Imâm qui diffusait la science, la connaissance et la spiritualité au point que certains chercheurs l’ont considéré comme le professeur de son temps.


Un exemple de pardon et de tolérance



Au moment de la Révolution de Médine contre les Umayyades, l’un de ces derniers, Marwân Ibn al-Hakam qui avait conseillé le gouverneur de tuer al-Hussayn (as) s’il refusait de prêter serment d’allégeance à Yazîd, devait s’enfuir de Médine mais il ne savait pas comment faire pour protéger les membres de sa famille, femmes, enfants et autres au nombre de 500 personnes. Aucun des notables de Médine n’a accepté de les protéger sauf l’Imâm ‘Alî Ibn al-Hussayn (as) que les Umayyades avaient tué son père, ses frères, ses oncles, ses cousins et leurs compagnons. Pourtant, il a dit à Marwân : « Envoie-moi les membres de ta famille pour qu’ils soient avec les miens ». L’une des filles de Marwân a dit : « Nous avons trouvé dans la maison de ‘Alî Ibn al-Hussayn un bon traitement que nous n’avons jamais trouvé dans la maison de notre père ». Un poète a dit en parlant de la différence à ce propos, entre les Gens de la Famille et les autres :

«Nous avons gouverné avec la tolérance comme qualité,

Mais quand vous avez gouverné le sang a coulé à Abtah.

Vous avez considéré comme licite le fait de tuer les prisonniers,

Alors que tant de fois nous les avons pardonnés.

Cette différence entre nous et vous suffit,

Et chaque vase laisse couler le liquide qu’il contient ».


Une autre histoire parle d’un autre gouverneur umayyade de Médine qui avait l’habitude de maltraiter l’Imâm Zayn al-‘Âbidîn (as). Ce gouverneur a été démis de ses fonctions et le calife a ordonné de le punir en l’exposant dans la place publique au châtiment des gens qui l’insultaient et le frappaient en passant près de lui. Mais il avait surtout peur de Zayn al-‘Âbidîn (as) et des membres de sa famille. Quant à l’Imâm (as) qui avait demandé aux siens de ne lui faire aucun mal, il ne s’est pas contenté d’aller voir le gouverneur déchu sans le maltraiter, mais il lui a demandé s’il n’avait pas besoin de quelque chose ou s’il avait des dettes à rembourser se proposant ainsi de les rembourser à sa place. Par la suite, ce gouverneur disait : « Dieu sait qui envoyer comme messagers » reconnaissant ainsi la tolérance et les bons caractères de ‘Alî Ibn al-Hussayn (as).

Une troisième histoire parle d’un personnage qui, croisant l’Imâm (as) en passant avec certains de ses compagnons, il l’a insulté avant de continuer son chemin. Après son départ, l’Imâm (as) a proposé à ses compagnons d’aller avec lui pour rencontrer ce même personnage. Ces derniers ont cru qu’il voulait le violenter mais ils ont changé d’avis lorsqu’ils l’ont entendu réciter le verset qui dit : ((Ceux qui maîtrisent leur colère et qui pardonnent aux hommes)) (Coran III, 134). A leur arrivée, ledit personnage les a reçus en s’attendant au pire, mais l’Imâm (as) lui a dit : « Tu viens de m’adresser des accusations ; si ce que tu as dit est vrai, je demande à Dieu de me pardonner. Et si ce que tu as dit n’est pas vrai, je demande à Dieu de te pardonner ». L’homme a été tellement touché puis il a reconnu son erreur tout en disant : «Dieu sait qui envoyer comme messagers».

Connaissance et spiritualité



Le voyant pleurer par crainte de Dieu, l’un de ses compagnons lui a dit : « Le Messager de Dieu, (aswaws) et le Commandeur des Croyants (as) sont tes grands pères, az-Zahrâ’ (as) est ta grand- mère, al-Hassan (as) est ton oncle et al-Hussayn (as) ton père ! ».

L’Imâm (as) a répondu : « Ne parle pas de mon père et de mon grand-père; Dieu a créé le Paradis pour ceux qui Lui obéissent mêmes s’ils sont des esclaves abyssins et Il a créé l’Enfer pour ceux qui Lui désobéissent même s’ils sont des seigneurs quraychites ».

Il a signalé ainsi que la valeur en Islam ne provient pas de la parenté même très noble mais plutôt de la bonne action : ((Ceux qui sont les plus nobles d’entre vous auprès de Dieu sont les plus pieux)) (Coran XLIX, 13). Dans le même sens, Amir el mouminin, l’Imâm ‘Alî (as) disait : « Le partisan de Muhammad (aswaws) est celui qui obéit à Dieu même s’il n’est pas de proche parenté, et l’ennemi de Muhammad (aswaws), est celui qui désobéit à Dieu même s’il est de proche parenté » ((Les hommes les plus proches d’Ibrâhîm (Abraham), sont vraiment ceux qui l’ont suivi)) (Coran III, 68).

En pleurant son père l’Imâm al-Hussayn (as), l’Imâm Zayn al-‘Âbidîn (as) ne le faisait pas par sentiment de faiblesse mais pour attirer l’attention publique sur le drame de ‘Âchourâ’ qu’il voulait conserver vivant dans la conscience des gens.

Il demandait aux gens de recommander le bien et de déconseiller le mal en disant : « Celui qui ne recommande pas le bien et ne déconseille pas le mal est comme celui qui abandonne le Livre de Dieu ». Il enseignait que parmi les gens, ceux qui patientent, qui sont tolérants, qui pardonnent et qui se visitent les uns les autres pour Dieu, gagneront le Paradis sans être jugés.

Voilà la leçon à apprendre de l’Imâm Zayn al-‘Âbidîn (as). Il existe beaucoup d’autres leçons à apprendre de cet Imâm et à en faire une méthode spirituelle et morale. Que la paix de Dieu, sa Miséricorde et ses Bénédictions soient sur Zayn al-‘Âbidîn, as, sur son père, son oncle, sa grand-mère et son grand-père ainsi que sur le Messager de Dieu (aswaws).
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