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 lien entre ali as et abou bakr ra

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jafar313
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MessageSujet: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 3 Juil 2011 - 18:41

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JAWHAR
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 17 Juil 2011 - 16:42


Témoignage de Abu Bakr et Omar contre eux-mêmes

Boukhari, dans son ouvrage le sahih (chapitre : les Qualités d'Omar ibn al-Khattab) dit : lorsque Omar a été poignardé, il souffrait ; pour le calmer, Ibn Abbas lui dit : “0 Emir des croyants, si tu as subi cela, tu étais compagnon du prophète, tu lui as tenu compagnie et tu l'as quitté alors qu'il était fier de toi, ensuite tu as tenu compagnie à Abu Bakr et tu l'as quitté alors qu'il était fier de toi, puis tu as tenu compagnie à leurs compagnons et si tu les quittes, ils seront fiers de toi.”

Omar lui dit : “En ce qui concerne la compagnie du Prophète ainsi que celle d'Abu Bakr et leur fierté à mon égard, cela m'est un don de Allah qu'il m'a octroyé. Mais en ce qui concerne ma peur et ma crainte, cela est à cause de toi et de tes amis, je jure par Allah que si je possède toute la terre pleine d'or, je l'offrirais pour me racheter du châtiment de Allah avant de le rencontrer.”

L'histoire lui a également conservé ces propos : “Je souhaiterais être le bélier de mes parents, qu'ils me nourrissent très bien pour grossir et quand je deviendrais très gros, quelques visiteurs aimables viendront, ils feront de moi une grillade qu'ils mangeront et évacueront en déchets, cela est mieux pour moi que d'être un homme.” Comme l'Histoire a gardé d'Abu Bakr ce qui suit : quand il a vu un oiseau sur un arbre, il a dit : “Bonheur à toi, tu sautes sur les arbres, tu manges les fruits, tu ne subis aucun jugement ni aucun châtiment. Je souhaiterais être un arbre sur la route et qu'un chameau passant me mangerait et me sortirait dans ses déchets, cela serait mieux pour moi que d'être un homme.”

Une autre fois aboubaker disait : “J’aurais souhaité que ma mère ne m'ait pas engendrée, je souhaiterais être une paille dans une brique de terre.”
Ce sont quelques textes que j'ai tirés de grands ouvrages pour servir d'exemples, car le livre de Allah annonce la bonne nouvelle aux croyants sincères et dit

“Non en vérité, les alliés de Allah n'auront plus lieu de s'alarmer, ni n'éprouveront d'affliction, ceux qui ont la foi et sont pieux envers Allah, un heureux destin leur est annoncé, qui sera leur lot en cette vie et dans l'autre. Rien ne sera changé à la parole de Allah ; ce sera la félicité suprême!” younes. Versets : 62-63-64.

Il dit aussi :

“Ceux qui disent : “notre maître c'est Allah”puis se comportent avec droiture, verront affluer les auges du ciel qui leur diront : “ne craignez rien, ni ne vous affliger ! Recevez plutôt une heureuse annonce celle du paradis qui vous est promis ! Nous sommes pour vous des soutiens en ce monde et le serons dans l'au -delà, où tous vos désirs seront comblés et tous vos vœux satisfaits.” Tel sera le généreux accueil d'un maître absoluteur tout compatissant.” foussil art. Versets : 30-31-32.

Comment alors les deux cheikhs aboubaker et Omar peuvent-ils souhaiter ne pas être du genre humain que Allah a honoré et a préféré parmi toutes ses créatures.

Si le croyant ordinaire, qui se comporte avec droiture ; aura une heureuse annonce par les anges, lui garantissant leur soutien dans ce monde avant même d'arriver à l'au-delà. Pourquoi les grands compagnons du prophète que nous considérions les plus parfaits après le messager d'allah, souhaiteraient ils être des déchets ?Certes ! Si les anges leur ont annoncé une heureuse nouvelle, ils n'auront jamais souhaité posséder la terre pleine d'or pour se racheter du châtiment de Allah avant de le rencontrer.

Allah (qu'il soit loué) dit :

“Ïl n'est pas une âme chargée d'iniquités qui n'hésiterait un jour à offrir, pour s'en racheter, toutes les richesses de la terre. Face au châtiment qui les attend. Les impies cacheront en vain leurs remords. Ils seront jugés en toute équité, et point ne seront lésés.” Younes. Verset : 54.

Il dit aussi :

“Si les injustes pouvaient détenir tous les trésors réunis de la terre, et encore une fois autant, ils les donneraient volontiers, au jour du jugement pour se racheter d’un sort affreux. Ils verront alors apparaître de la part de Allah ce dont ils ne se doutaient guère. Tout le mal qu'ils auront commis leur apparaîtra. Ils se verront cernés de partout par ces châtiments qu'ils raillaient.” Azzoumar. Versets : 47-48.

Rappelons aussi les événements qui se sont déroulés après sa mort, avec sa fille Fatima ezzahra, le mal et l'injustice qu'ils lui ont fait subir, malgré ce que le Prophète disait à son sujet : “Fatima est un fragment de moi, ce qui provoque sa colère : provoque la mienne.”

Fatima a dit à Abu Bakr et Omar : “Par Allah, je vous demande; n'avez-vous pas entendu le messager d'Allah dire : “la satisfaction de fatima est la mienne, sa colère est aussi la mienne. Celui qui aime ma fille et la satisfait, m'aime et me satisfait, celui qui incite sa colère incitera la mienne.?”

Ils dirent (tous deux) : “Oui, nous l'avons entendu du Messager d'Allah.”

Elle dit :”Allah et ses anges témoignent que vous êtes cause de ma colère et que vous ne m'avez pas donné mon droit. Je témoignerai contre vous le jour où je verrai le prophète.”
Mettons à part ce récit qui afflige notre cœur. Ibn-koutayba le savant sunnite, qui l'a raconté, est l'un des grands historiens (il a écrit plusieurs ouvrages dans tous les domaines scientifiques).
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JAWHAR
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 17 Juil 2011 - 16:48

Abû Bakr et les Rapports de sa Famille avec Celle du Prophète

Abû Bakr avait quatre femmes, dont une était morte de son vivant. Les descendants de chacune de ses femmes figurent dans le tableau suivant:

Les femmes mariées avec Abû Bakr avant sa conversion à l'Islam

l. Qutaylah, fille de 'Abdul-'Uzza:

- Asmâ' (morte 76 H.), femme de Zobayr B. al- 'Awwâm (mort 36 H.)

- 'Abdullâh (mort 64 H.)

- 'Abdul-Rahmân (mort 53 H.), son nom d'origine était 'Abd al-'Uzza. Il embrassa l'Islam après le Traité de Hudaybiyyah.

2. Om Roman, fille de Hârith (morte 7 H.)

- 'Ayechah (morte 58 H.)

Les femmes mariées avec lui après sa conversion à l'Islam

3. Habîbah, fille de Kharja Ançar

- Om Kulthûm, femme de Talhah (mort 36 H.), cousin d'Abû Bakr et fils de 'Obaydullâh

- Muhammad (mort 36 H.)

4. Asmâ', fille de 'Omays

- Mohammad (né 10 H., mort 38 H.)

Après la mort d'Abû Bakr, 'Alî épousa Asmâ', donc Mohammad fut élevé par 'Alî.

L'histoire montre qu'Abû Bakr lui-même ainsi que toute sa famille (sauf Asmâ' et son fils Mohammad) étaient hostiles à la famille du Prophète, en totale désobéissance avec ce que le Coran avait ordonné et avec ce que le Prophète avait dit concernant le respect et l'amour dus à sa famille. Ci-après la liste de ceux d'entre la famille de Abû Bakr, dont l'hostilité envers celle du Prophète fut particulièrement évidente:l.

Lors de son accession au Califat, Abû Bakr envoya 'Omar à la maison de Fâtimah pour obliger 'Alî à venir lui prêter serment d'allégeance par force. 'Omar menaça de brûler la maison avec Fâtimah à l'intérieur, et emmena 'Alî sous escorte chez Abû Bakr, où il fut si humilié et insulté qu'il pleura amèrement sur la tombe du Prophète pour se plaindre du mauvais traitement qu'il avait reçu. Par la suite Fâtimah fut tellement attristée par l'attitude d'Abû Bakr qu'aussi longtemps qu'elle survécut à son père, elle ne lui adressa plus jamais la parole, et que de son lit de mort, elle interdit qu'il assistât à ses funérailles.

2. La fille d'Abû Bakr, Aicha, se révoltera contre 'Alî, le Calife en titre, et elle le combattra, à la tête de trente mille soldats, dans la bataille d'al-Jamal. Mais elle fut défaite après avoir subi de lourdes pertes.

3. Le fils d'Abû Bakr, 'Abdul-Rahmân, combattra pour la cause de sa soeur dans la même bataille.

4. Le gendre d'Abû Bakr, Zobayr B. al-'Awwâm, le mari de Asmâ', la fille la plus âgée d'Abû Bakr, fut le commandant des armées de 'Âyechah. En pleine mêlée, il se retira et prit le chemin de la Mecque, mais il fut tué à une courte distance du champ de bataille.

5. Le petit-fils d'Abû Bakr, 'Abdullâh, le fils de Zobayr et d'Asmâ', fut le commandant de l'infanterie de 'Âyechah. Il était le fils adoptif de 'Âyechah. Après la bataille, il fut retiré d'un amas de tués jonchant le champ de bataille.

6. Le cousin d'Abû Bakr et mari de sa fille Om Kalthûm, Talhah, était le commandant des troupes de 'Âyechah. Au plus chaud de la bataille, Marwân (le Secrétaire et le génie malfaisant du Calife 'Othmân), officier dans la même armée, voyant Talhah engagé avec trop de zèle, dit à son serviteur: «Il y a seulement quelques jours que Talhah incitait avec tant de zèle à l'assassinat de 'Othmân, et le voilà maintenant qui se montre si zélé de demander de venger son sang. Quelle hypocrisie pour gagner de la grandeur dans ce monde!» Ce disant, il tira une flèche qui perça la jambe de Talhah et effraya son cheval qui s'enfuit sauvagement et fit tomber Talhah par terre. Celui-ci fut tout de suite emmené à Bassorah où il mourut peu de temps après.7. Le cousin d'Abû Bakr, 'Abdul-Rahmân, frère de Talhan tomba lui aussi en combattant dans cette bataille.

8. Mohammad, fils de Talhah, tomba lui également dans cette bataille.

9. Jo'dah Bint Ach'ath, fille de la soeur d'Abû Bakr, Om Farwah, empoisonna al-Hassan, fils de 'Alî (Ibn Abî Tâlib). Elle avait été subornée, pour commettre cette bassesse, par Yazîd, fils de Mu'âwiyeh, ou par celui-ci lui-même.

10. Is-hâq, le fils de la soeur d'Abou Bakr, Om Farwah, et de Ach'ath, ainsi que son frère, figurèrent dans l'armée de Yazîd combattant contre al-Hussayn, fils de 'Alî, lors de la tragédie de Karbalâ'.
Plus tard, le premier sera tué en combattant al-Mukhtâr dans la bataille qu'il engagera pour venger l'assassinat d'al-Hussayn, le second, qui avait arraché du cadavre d'al-Hussayn quelques vêtements, fut déchiqueté jusqu'à la mort par des morsures de chiens.

11. Moç'ab, fils de Zubayr, le fils adoptif d'Abû Bakr, combattit contre al-Mukhtâr, qui fut tué alors qu'il se battait pour venger le meurtre d'al-Hussayn.
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 17 Juil 2011 - 16:49

Le Lit de Mort d'Abû Bakr

Pendant sa maladie Abû Bakr exprima avec amertume son regret pour trois de ses actes: «J'aurais aimé ne les avoir pas faits». Ce sont:

l. La rafle dans la maison de Fâtimah malgré les conspirations dont il dit avoir été l'objet;

2. Le fait d'avoir fait brûler vivant Fujâ'ah al-Salmî. Il dit à ce propos que cet homme aurait dû être soit relâché soit passé par le sabre, mais non pas brûlé;

3. Le fait d'avoir épargné le rebelle Ach'ath à qui il maria par la suite sa sur Om Farwah. Cet homme, dit-il, avançait toujours dans la bassesse.

«Al-Nasâ'î, citant Aslam, écrit que 'Omar entendit Abû Bakr lâcher ces mots: “C'est cela qui m'avait amené à ce à quoi je suis arrivé”». (”Al-Suyûtî”, tradu. de M. Jarret, p. 104)

Quelque temps avant sa mort, Abû Bakr avait demandé: «Quel jour le Prophète est-il mort?», et on lui avait répondu qu'il était mort un lundi.

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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 17 Juil 2011 - 16:53

Quelques Récits Concernant Abû Bakr

Al-Bazzâr (As-Sirar) relate la tradition suivante: Lorsque ce verset: «N'élevez pas la voix au-dessus de celle du Prophète» (Sourate al-Hujurât, 49: 2) fut révélé, Abû Bakr dit: «Ô Messager de Dieu! Je ne m'adressai à toi qu'avec une voix de décrépit». (Ce verset a été révélé après qu'Abû Bakr et 'Omar avaient élevé la voix si haut en parlant au Prophète à propos de la nomination d'un gouverneur, que leur attitude nécessita qu'elle fût dorénavant déclarée inadmissible - Sale).

Al-Dâr Qutnî relate qu'Abû Bakr embrassa une fois la Pierre Noire et dit: «Si je n'avais pas vu le Messager de Dieu t'embrasser, je ne t'aurais pas embrassée». (Ibid.)

Ahmad, dans le Zohd, citant Abû Imrân al-Juni, rapporte qu'Abû Bakr al-Çiddîq dit: «J'aurais voulu être un cheveu dans le corps d'un serviteur, d'un vrai Croyant». (Ibid.)

Le Prophète dit à Abû Bakr: «Le scepticisme (Chirk) s'émeut plus furtivement parmi vous que le grimpement d'une fourmi». (”Izâlat al-Khifâ” (en urdu), vol. II, p. 214)

La Maladie d'Abû Bakr. La Nomination de son Successeur

Au mois de Jamâdî II de l'an 13 H. (634 ap. J. -C.), Abû Bakr, ayant pris imprudemment un bain alors qu'il faisait très froid, attrapa la fièvre. Après une maladie d'une quinzaine de jours, lorsqu'il se sentit trop faible et épuisé, il perdit tout espoir de se rétablir, et exprima sa volonté de nommer 'Omar comme successeur pour lui éviter tout risque de perdre l'élection. Pour ne pas brusquer les gens avec cette décision, il la divulgua d'abord au cours d'une sorte de consultation avec 'Abdul-Rahmân qui, en apprenant la nouvelle, fit l'éloge de 'Omar pour ajouter tout de suite que celui-ci était trop dur. Puis il consulta 'Othmân qui dit: «'Omar a un fond meilleur que ses apparences». Sur ce, Abû Bakr dit: «Que Dieu te bénisse, Ô 'Othmân! Si je n'avais pas choisi 'Omar, je ne t'aurais pas enjambé».

Mis au courant de cette décision (selon “Târîkh al-Khamîs” et “Rawdhal al-Çafâ”), Talhah et beaucoup d'autres Compagnons du Prophète abordèrent Abû Bakr et protestèrent contre cette nomination. Talhah le blâma dans ces termes: «Comment répondras-tu à ton Seigneur pour avoir laissé Son peuple à la merci d'un maître aussi sévère que 'Omar». Abû Bakr fut excédé par ces propos et s'écria: «Relevez-moi!» Et appelant 'Othmân, il lui dicta sur-le-champ une ordonnance comme suit: «Moi, Abû Bakr, fils d'Abû Quhâfah, à la veille de l'approche de ma fin, fais la déclaration suivante de ma volonté aux Musulmans. Je nomme comme successeur…». Avant de pouvoir terminer la phrase, Abû Bakr s'évanouit.

'Othmân qui connaissait le nom qu'Abû Bakr prononcerait, ajouta à la phrasé le nom de “'Omar B. al-Khattâb”. Lorsqu'Abû Bakr reprit conscience, il demanda à 'Othmân le nom du successeur qu'il avait écrit dans l'ordonnance, et dit: «Allâh-u-Akbar! Que Dieu te bénisse pour ta prévenance. Si j'étais mort dans mon évanouissement, les gens auraient été laissés dans le noir sans le rajout que tu as fait». Puis il continua à dicter: «Ecoutez-le et obéissez-lui: car il gouvernera avec justice, sinon, Dieu qui connaît tous les secrets, le traitera de la même façon. Je veux dire que tour ira bien, mais que je ne connais pas les secrets cachés dans les coeurs. Adieu».

L'ordonnance ayant été scellée avec son cachet, le Calife demanda qu'elle fût lue aux gens dans la mosquée. 'Omar lui-même fut présent lors de la lecture. Il faisait taire les bruits et réduisait les gens au silence afin qu'ils puissent entendre l'ordonnance.

Ibn Qotaybay écrit dans son livre, “Imâmat”:
«Quand l'ordonnance eut été prise par Chahîd, un serviteur d'Abû Bakr, pour être lue aux gens, quelqu'un demanda à 'Omar qui accompagnait le porteur: “De quoi s'agit-il?” 'Omar répondit qu'il n'en savait rien, mais qu'elle (l'ordonnance) le concernait plus que tout autre. L'homme lui dit: “Si tu ne le sais pas, je sais qu'auparavant tu as fait Abû Bakr Calife, et maintenant, à son tour, il te fait Calife à sa place”».

«On dit à Abû Bakr pendant sa maladie: “Que diras-tu à ton Seigneur, maintenant que tu as désigné 'Omar pour gouverner ?” Il répondit: “Je Lui dirai que j'ai nommé le meilleur d'entre eux pour gouverner sur eux”. (”Ibn Sa'd”; “History of Caifat”, p. 122, trad. par M. Jarret de “Târîkh al-Kholafâ'” d'al-Suyûtî)

Abû Bakr al-Çiddîq dit un jour: “Il n'y a pas à la surface de la terre un homme qui ait, plus de valeur que 'Omar”».


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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 17 Juil 2011 - 16:55

La Connaissance du Coran par Abû Bakr

Abû 'Obaydah, citant Ibrâhîm al-Taymî relate qu'Abû Bakr avait été questionné à propos de la Parole du Très-Haut: «Des vignes et des légumes» (Sourate 'Abasa, verset 2Cool, et qu'il répondit: «Quel ciel me couvrirait de ses ombres, et quelle terre me nourrirait, si je disais ce que je ne sais pas du Livre de Dieu». (M. Jarret, “History of Califat” d'al-Suyûti, op. cit.)

«Al-Bayhaqî et d'autres, citant Abû Bakr, relatent qu'on l'avait interrogé un jour sur le sens d'al-Kalâlah (Sourate al-Nisâ', verset 175), et qu'il répondit: Je vais vous donner une opinion concernant ce mot. Si elle est juste, elle est de Dieu, mais si elle est erronée, elle est de moi et de l'Esprit malin. Je pense que ce mot signifie “manque de parent et de descendant”. Lorsque 'Omar fut devenu Calife, il dit: “Je me garde de rejeter ce qu'Abû Bakr a dit. Al-Zamakh-charî donne à ce mot trois sens dans son grand Commentaire: l. Quelqu'un qui n'a ni fils ni père vivant; 2. Quelqu'un qui n'a ni père vivant ni aucun descendant; 3. Quelqu'un qui n'a aucun proche vivant de ligne parentale directe, ni à travers ses proches enfants. (Voir, “History of Califat” de Major Jarret d'al-Suyûtî, op. cit.)

Al-Lalakai (Abul-Qâcim Hibat-Ullâh B. Hassan B. Manthur al-Radhî) relate dans sa “Sunnah”, en citant Ibn 'Omar, qu'un homme était venu voir un jour Abû Bakr et lui dit: «Ne penses-tu pas que la fomication est prédestinée chez l'homme?» «Si», répondit-il. L'homme dit alors: «Donc, si Dieu l'a prédestinée chez moi, va-t-IL m'en punir cependant ?» «Oui, tu es fils d'une femme incirconcise, et par Allâh, s'il y avait un homme à côté de moi, je lui commanderais de te ramener à la raison». (Ibid.)

Mâlik et al-Dâr Qutnî, citant al-Qâcim B. Mohammad, relatent que deux grand-mères, la mère d'une mère et la mère d'un père, étaient allées voir Abû Bakr pour réclamer leur héritage, et qu'Abû Bakr accorda l'héritage à la mère du père. Sur ce, Abdul-Rahmân B. Sahel, un Ançârî qui avait combattu à Badr et qui était un associé des Banî Hârith, lui dit: «Ô Calife du Prophète de Dieu! Ne l'accordes-tu pas à celle dont on ne pourra hériter lorsqu'elle mourra?» (Selon la Loi musulmane un petit-fils n'hérite pas de sa grand-mère maternelle). Ainsi, il divisa l'héritage entre les deux grand-mères. (Ibid.)
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 17 Juil 2011 - 16:57

Abu Bakr se met en colère et attire Satan


Abû Hurayrah, ra, rapporte qu'un homme insulta Abû Bakr, en présence du Prophète (saws), qui était assis. Celui-ci se mit à sourire et à se réjouir. Mais lorsque l'homme excéda Abû Bakr, par ses propos injurieux, ce dernier répondit à certaines de ses insultes.

Le Prophète (saws), se mit en colère et se leva. Abû Bakr, s'empressa de le rejoindre et lui dit : « Ô Messager d'Allah ! Cet homme m'insultait alors que tu étais assis. Lorsque j'ai répondu à certains de ses propos, tu t'es courroucé et tu t'es levé ! »

Le Prophète (saws) répondit : « Il y avait un ange qui répondait à ta place, mais lorsque tu t'es mis à répondre à certaines injures, Satan fit son apparition. Or il ne me convient pas d'être assis avec Satan. » Le Prophète dit ensuite : « Ô Abû Bakr ! Trois choses ne sont que vérité : Aucun opprimé ne se retient de répondre à l'injustice qui lui est faite en cherchant par là la satisfaction d'Allah sans qu'Allah ne lui fasse justice avec force. Aucun homme ne dépense de ses biens dans le but de renforcer les liens de parenté sans qu'Allah ne décuple ses richesses. Et aucun homme ne se permet de mendier dans le but de s'enrichir sans qu'Allah n'accroisse sa pauvreté. »Rapporté par Ahmad, (vol. 2 p. 436), Abû Dâwûd, rahimallah, (n° 4896-4897) et authentifié par Al-Albânî, rahimallah, dans As-Sahîhah (n°2231)


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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 17 Juil 2011 - 16:58

Un siècle de “censure” de l'écriture de la sunnah :


A l'époque d'Abû Bakr Adh-Dhahabî rapporte que le calife Abû Bakr réunit les gens après la mort de leur Prophète et leur dit: «Certes, vous rapportez à partir du Messager d'Allah (SAW) des hadîths à propos desquels vous vous opposez. Les gens, après vous, se divisèrent encore plus. Ne rapportez donc rien à partir du Messager d'Allah! Si on vous demande - quoi que ce soit - dites: Voici le Livre d'Allah entre nous! Accomplissez ce qu'il considère comme licite et abstenez-vous de l'illicite».(Adh-Dhahabî, Tadhkiratul-Huffâdz, “Biographie d'Abû Bakr”, 1/2-3)


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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 17 Juil 2011 - 17:01

La violence de Abu Bakr envers les musulmans qui refusent de lui payer la Zakat

Abû Bakr dit alors: «Par Allah, s'ils me refusent un licou (attache de bête) de ce que le Prophète leur avait imposé, je me verrai dans le droit de les combattre jusqu'à ce qu'ils reviennent vers le vrai (dans la légalité)». Ensuite, le calife écrivit à 'Ikrimah b. Abî Jahl, lui ordonnant d'aller avec les fidèles parmi les Mecquois à la rencontre de Ziyâd, en emmenant avec lui ceux qu'il pourrait mobiliser dans les contrées avoisinantes.


'Ikrimah partit avec deux mille cavaliers pour “Ma'rib”. Les habitants de Dubâ décidèrent de les combattre pour les empêcher d'aller faire la guerre à leurs cousins de Kindah. Ils commencèrent par chasser le gouverneur nommé par Abû Bakr. 'Ikrimah reçut alors l'ordre de leur faire la guerre, de ne pas les ménager et de lui envoyer les prisonniers. Quand 'Ikrimah les eut assiégés, ils demandèrent à signer la paix et à verser la zakât mais il n'accepta de leur part que la capitulation. Quand ils se sont rendus, 'Ikrimah entra dans leur fort, tua leurs notables, réduisit leurs femmes et leurs enfants en captivité, s'empara de leurs biens et en envoya d'autres à Abû Bakr.

Quand celui-ci voulut tuer les hommes et partager les femmes et les enfants, 'Umar lui dit: «Ô calife du Messager d'Allah! Ces gens sont musulmans et jurent fort qu'ils n'ont pas renié l'Islam …». Abû Bakr les mit alors en prison où ils resteraient jusqu'après sa mort. 'Umar les libéra.

Quand 'Ikrimah rejoignit Ziyâd et qu'Al-Ash'ath en prit connaissance, il se réfugia dans le fort d'An-Nagîr où il mit à l'abri ses femmes et celles de sa tribu. Ceux parmi les hommes de Kindah qui avaient quitté Al-Ash'ath lorsqu'il cautionna l'assassinat de l'émissaire d'Abû Bakr, regrettèrent d'avoir abandonné les leurs et décidèrent d'aller combattre Ziyâd. Celui-ci s'en effraya et dit à 'Ikrimah: «A mon avis, tu maintiendras le siège de ce fort et moi j'irai à la rencontre des autres». Ziyâd acquiesça en disant: «Très bien mais si tu as la victoire sur eux, ne range ton épée qu'après l'extermination du dernier homme parmi eux!». ¬ Je ferai ce que je pourrai, répondit 'Ikrimah.

Ce dernier rencontra les renforts d'Al-Ash'ath et se livrèrent une guerre où, dans les deux camps, les succès alternèrent avec les échecs. Al-Ash'ath qui n'en a pas été informé, qui supporta mal l'état de siège, la faim et la soif, demanda à Ziyâd de lui accorder la vie sauve ainsi qu'à sa famille et à une dizaine de ses hommes.

Le traité de paix fut écrit et envoyé par Ziyâd à 'Ikrimah qui le montra aux tribus de Kindah (ne voyant plus de raison pour continuer la guerre), elles cessèrent le combat et s'en allèrent. Ziyâd entra alors dans le fort et, (faisant fi du traité signé avec Al- Ash'ath!), commença par couper les têtes des guerriers. Par après, Abû Bakr ordonna, par écrit, à 'Ikrimah de lui envoyer les captifs à Médine. Ceux qui sont restés en vue furent donc enchaînés et expédiés à Médine.(136)

C'est ainsi que s'accomplit l'allégeance d'Abû Bakr, qualifiée de brusque par le calife 'Umar et légitimant le califat d'Abû Bakr, de 'Umar et de 'Uthmân. C'est cette allégeance qu'on érige en argument (pour fonder l'établissement du califat).
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 17 Juil 2011 - 17:07

Abu Bakr et Omar s’empare de la propriété de Fadak de Fatima




Pour asseoir leur pouvoir, Abu Bakr et Omar comploteront pour priver Fatima et sa Famille (Ahl ul Bayt) de ses moyens de subsistance et des ressources en destituant Fatima de la terre de Fadak, terre que le Prophète (saw) donna de son vivant à sa fille Fatima. Voici les circonstances :

Lorsque les forts de Khaibar ont été conquis, les nobles, les propriétaires, sont venus au devant du saint Prophète. Fadak était un secteur dans la vallée de Médine. Il contenait sept villages qui se prolongeaient jusqu' à la côte. Beaucoup de terres étaient fertiles et il y avait des oasis un peu partout. Un traité de paix entre les juifs et le saint Prophète fut signé déclarant que la moitié de la totalité de Fadak était en leur possession et l'autre moitié serait la propriété du saint Prophète. Ce fait a été relaté par Yaqut Hamawi, l'auteur de Majimu'l-Buldan dans son Futuhu'l-Buldan, vol. VI, p. 343. Par Ahmad Bin Yahya Baladhuri Baghdadi (mort 279 A.h.) dans son Ta'rikh. Ibn Abi'l-Hadid Mu'tazali dans son Sharh-e-Nahju'l- Balagha, (l'Egypte imprimée), vol. IV, p. 78, citant d'Abu Bakr Ahmed ibn Abdu'l-Aziz Jauhari. Par Muhammad Bin Jarir Tabari dans son Ta'rikh-e­Kabir et par beaucoup d'autres traditionalistes et historiens.


Lorsque le saint Prophète (saw) est revenu à Médine, Gabriel a révélé ce qui suit: “Donne à tes proches ce qui leur est dû, ainsi qu'au pauvre et au voyageur mais ne sois pas prodigue.”(l7:29) Le saint Prophète (saw) demanda la signification de cette révélation. Gabriel l'informa qu'Allah avait décrété : “Laissez Fadak à Fatima.” Le saint Prophète appela Fatima et dit: “Allah m'a commandé de t'accorder Fadak comme cadeau.” Ainsi il a immédiatement donné la possession de Fadak à Fatima.

Le chef des commentateurs, Ahmad Tha'labi dans son Kashfu'l-Bayan, Jalalu'd-din Suyuti dans son Tafsir, vol. IV, rapportant de Hafiz Ibn Mardawiyya. le célèbre commentateur Ahmad ibn Musa (morte 352 A.h.). Hakim Abu'l-Qasim Haskani. Ibn Kathir. Imadu'd-din Isma'il. Ibn Omar Damishqi. Faqih-e-Shafi'i dans son Ta'rikh et cheik Sulayman Balkhi Hanafi dans son Yanabiu'l-Mawadda, ch 39, se rapportant du Tafsir-e-Tha'labi, de Jam'u'l-Fawa'id et d'Uyunu'l Akhbar, tous relatent que lorsque le verset “Donne à tes proches ce qui leur est dû“, le saint Prophète accorda Fadak à Fatima comme cadeau. En conséquence, Fadak est resté en possession de Fatima. De cela, Fatima loua la terre, son revenu a été rassemblé en trois acomptes. Hors de cette quantité, elle prenait assez d'argent pour la nourriture de ses enfants et distribua le restant aux pauvres des Bani Hashim.

Après la cession du saint Prophète, les officiers du calife Abu Bakr ont saisi illégitimement et cruellement la propriété de Fatima. Un petit résumé se trouve dans Sahih Bukhari, Volume 4, livre 53. Numéro 325 :

« Aisha (la mère des croyants) a dit : « Après la mort de l’Envoyé de Dieu, Fatima, la fille de l’Envoyé de Dieu demanda à Abu Bakr As-Siddiq de lui donner une part de l’héritage de ce que l’Envoyé de Allah lui avait laissé du butin (obtenu sans guerre) que Allah lui avait donné. Abu Bakr lui a dit : « le Saint Prophète (psl) a dit : « Notre propriété ne sera pas héritée, tout ce que nous laissons (les prophètes) est
la Sadaqa (à utiliser pour la charité). » Fatima, la fille de l’Envoyé de Allah se mit en colère et s’arrêta de parler à Abu Bakr, et continua à adopter cette attitude jusqu’à sa mort. Fatima vécut pendant six mois après la mort du Saint Prophète (psl). »



Afin de révéler aux musulmans l’abus de pouvoir et la trahison de Omar et Abu Bakr, Fatima fera plusieurs discours éloquents et explicites. Le but était d’avertir tous les musulmans de la déviation de ces compagnons et qu’en les suivant, les musulmans quitteraient eux-mêmes l’Islam.



Fatima Az-Zahra (s), fille du dernier des Prophètes, était connue et reconnue par tous pour être véridique, sincère, honnête et pieuse, dira à son mari Ali Ibn Abi Tâleb (s) : « C’est Ibn Anu Quhafa (Abu Bakr) qui s’est emparé du don de mon père à mon égard ». Elle dira aussi à Abu Bakr : « En toute vérité, Fadak m’a été donné par mon père, le Messager de Dieu (pslf). »



Quant à Ali ibn Abi Tâleb (s), son époux, dont la probité et la piété sont connues de tous, dans une lettre écrite à Uthman Ibn Hanaf mentionne ceci : « Oui ! Fadak était bien la seule terre sous les cieux entre nos mains ; mais la convoitise de certains hommes la désirait et les bonnes dispositions des autres les ont fait céder ».



Il est dit, aussi, qu’Abu Horaira rapporte du Saint Prophète (pslf) : « Mon héritage ne doit pas être partagé après moi, même si c’est un dinar ou un dirham. Ce que je laisse sont des aumônes, excepté ce qui doit servir à l’entretien et au maintien de mes épouses et de mes descendants. »




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JAWHAR
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 17 Juil 2011 - 17:15

Les historiens et les “traditionnistes”(23), aussi bien Sunnites que Chiites s'accordent pour dire que lorsque le Prophète s'était apprêté à effectuer le dernier pèlerinage, il annonça, partout à travers le territoire de l'Etat islamique, que tous les Compagnons devaient l'accompagner dans ce pèlerinage. Après cette annonce les Compagnons du Prophète commencèrent à affluer de toutes parts vers Médine. D'autre part, il fit savoir à tout le monde que ceux qui ne pouvaient pas venir à Médine devaient se rendre directement à la Mecque pour accomplir avec lui les rites du pèlerinage.

Le Prophète (P) quitta Médine le 25 Thil-Qi`dah de l'an 10 de l'Hégire (Ta'rîkh Ibn Al-Wardî). D'innombrables Compagnons, dont Salmân al-Farecî, al-Miqdâd, Abû Tharr et `Ammâr Ibn Yâcir, quittèrent Médine en sa compagnie.

Lorsqu'il arriva à la Mecque, il y accomplit les cérémonies du Pèlerinage. Tous les Ahl-ul-Bayt (les membres élus de sa famille) ainsi que ses femmes et ses Compagnons se joignirent à lui dans le Pèlerinage. Dans ce vaste rassemblement il tint à prononcer un sermon, pendant le Pèlerinage, dans lequel il énuméra les points saillants du bien-être de ses adeptes et expliqua les moyens par lesquels la Ummah avait pu obtenir le salut.

Après avoir terminé le Pèlerinage, il quitta la Mecque pour retourner à Médine, accompagné d'environ 125.000 (selon le traditionniste Dehlawî) ou 124.000 (selon Khâwand Châh) compagnons.(24)

Sur le chemin du retour et une fois arrivé avec ses compagnons à un endroit appelé Ghadîr Khum, Jibrâ'îl (l'Archange Gabriel) lui fit parvenir le Messager divin suivant:

“O Mon messager! Communique ce qui t'a été révélé par ton Seigneur, autrement, si tu ne le communiquais pas, tu n'auras pas communiqué Son Message (transmets Mon Message sans crainte), Allah te protégera de la méchanceté des gens”. (Sourate al-Mâ'idah, 5:67)

Après cet ordre clair et formel, le Noble Prophète n'avait d'autre alternative que la transmission du Message d'Allah aux gens. Aussi, ordonna-t-il qu'on érige une chaire avec des bâts de chameau. Ensuite il demanda à Bilâl l'Africain:

“O Bilâl! Appelle les gens et dis à mes Compagnons que ceux d'entre eux qui sont déjà partis doivent revenir et que ceux d'entre eux qui sont restés en arrière doivent se hâter d'avancer (pour se joindre au rassemblement)”.

Bilâl s'écria: “Hayya `Alâ Khayr al-`Amal” (Accours au meilleur acte). Les masses de compagnons se rassemblèrent autour de la chaire. Le Prophète monta sur la chaire et après avoir prononcé un très long et éloquent sermon il demanda à Ali de venir le rejoindre. Puis tenant les deux mains d'Ali dans ses mains, il les releva si haut que l'on pouvait voir clairement la blancheur de ses aisselles, et s'écria:

“Quiconque me considère comme étant son maître doit considérer Ali comme étant son maître. O Allah! Sois l'ami de celui qui sera l'ami d'Ali, et l'ennemi de celui qui sera l'ennemi d'Ali”.

Dès que le Prophète (P) eut terminé son sermon et le couronnement d'Ali comme le maître des croyants, des voix d'approbation s'élevèrent de partout. Le Saint Prophète descendit de la chaire et ordonna à Ali d'aller sous la tente verte pour recevoir les félicitations des Compagnons. Ali s'exécuta et reçut les congratulations pour sa désignation on ne peut plus claire et solennelle pour la succession au Prophète. Il remercia à son tour les Compagnons pour leur félicitation. Il est noté dans “Ma`ârij al-Nubbuwwah” qu'outre les Compagnons, les femmes du Prophète aussi félicitèrent Ali pour son accession au titre de maître et de gardien de la Ummah (la Nation musulmane).

Selon “Ta'rîkh Ibn Khalqân”, le Prophète (P) avait dans son discours de Ghadîr Khum, jeté la lumière sur la prééminence et le statut particulier d'Ali en soulignant que le même lien qui liait Hârûn à Mûsâ, liait Ali à lui (le Prophète).



Selon Mustadrak al-Hâkim, le prophète dit à cette occasion: “Je laisse derrière moi, pour vous, deux choses précieuses, le Livre d'Allah et mes Ahl-ul-Bayt (les membres bénis de ma famille). Tant que vous vous y attacherez, vous ne serez pas égarés”.

Ce même Hadith est mentionné dans “Khaçâ'iç al-Nisâ'î”. Selon Rawdhat al-Ahbâb, le Saint Prophète dit aussi dans ce sermon: “O Allah! Sois l'ami de quiconque est l'ami d'Ali, et l'ennemi de quiconque est l'ennemi d'Ali; et fais tourner la vérité vers la direction dans laquelle Ali tourne son visage”.

Il est dit dans:

- “Tafsîr Fat-h al-Bayân” de Siddîq Hasan,

- “Asbâb al-Nuzûl”,

- “Tafsîr al-Dorr al-Manthûr”, que le verset “Balligh” (O Messager! Com-munique…etc) susmentionné a été révélé exclusivement à propos d'Ali.

De même, on peut lire dans:

- “Charh al-Bukhârî”,

- “Tafsîr Gharâ'ib al-Qor'ân” d'al-Nichâpûrî,

- “Ta'rîkh Ibn al-Wâdhih”,

- “Kanz al-`Ummâl”, etc.

que le verset en question (Balligh) a été révélé pour souligner la haute position d'Ali.

Comme on peut le déduire du verset révélé au Saint Prophète à cette occasion, la désignation publique de l'Imam Ali comme maître de la Ummah devant l'ensemble des Compagnons, n'était pas vue d'un bon oeil par tout le monde,(25) puisque le verset appelle le Prophète à ne pas craindre la réaction des gens, la protection d'Allah lui étant assurée. Mais si, à ce moment-là, personne n'osa contester publiquement cette désignation faite par le Prophète sur ordre d'Allah devant des milliers de dignitaires de l'Islam, la contestation ne tarda pas à se manifester directement et indirectement à diverses occasions.

En effet, on peut lire dans “Ta'rîkh Abu-l-Fidâ” que le Saint prophète tomba malade après son retour de Ghadîr Khum. On était vers les derniers jours du mois de ?afar de l'An 11 de l'hégire. Selon “Michkât Charîf” la cause de cette maladie était le même poison qui lui avait été administré à Khaybar et qui manifestait ses effets épisodiquement. “Ta'rîkh Ibn al-Wardî” note que de son lit d'agonie, le Prophète donna l'ordre à tous les Compagnons d'aller rejoindre l'armée de Usâmah Ibn Zayd qu'il venait de nommer comme Commandant Général. A propos de cette affaire de l'armée de Usâmah, le Muhaddith (traditionniste) al-Dehlawî écrit dans “Al-Madârij” que le lendemain de son arrivée, et alors que sa maladie s'aggravait sérieusement, le Saint Prophète tendit à Usâmah le drapeau de la guerre et lui demanda de partir en campagne contre les incroyants pour défendre la cause d'Allah. Usâmah confia ce drapeau à Buraydah Ibn Khâzib à l'extérieur de la ville et le nomma porte-drapeau de l'armée. Usâmah partit de Médine et fit halte à Jaraf non loin de cette ville en attendant que l'armée se rassemble. Le Prophète (P)avait ordonné que tous les “Muhâjirîn” (les Emigrants Mecquois) et “Ançâr” (les Partisans Médinois), à l'exception d'Ali Ibn Abi Tâlib doivent se joindre à l'armée d'Usâmah et partir en campagne avec ce dernier. Mais certains Compagnons critiquèrent la nomination par le Saint Prophète, d'un esclave à la tête des hauts dignitaires qu'étaient “les Muhâjirîn et les Ançâr”. Peu à peu, leur grogne devint publique. Lorsque la nouvelle de cette grogne parvint aux oreilles du Saint Prophète, il sortit de sa maison très fâché, et il monta sur la chaire, d'où il s'adressa aux gens:

“O gens! Pourquoi tous ces bruits à propos de la nomination d'Usâmah au commandement de l'armée, exactement comme vous les (bruits) aviez faits, déjà, à l'époque de la Campagne de Mo'tah, lorsque le père de Usâmah avait été nommé commandement de l'armée! Par Allah, Usâmah mérite ce commandement tout comme son père avait mérité le commandement de son armée”.

Selon “Al-Milal wa-l Nihal” d'al-Chahristânî et “Hujaj al-Karâmah” de Siddîq Hassan, le Saint Prophète avait insisté pour que tous les Compagnons se préparent immédiatement pour participer à l'armée de Usâmah et dit: “Maudit soit celui qui s'oppose à l'armée de Usâmah!”. Cependant, selon Madârij al-Nubuwwah, Abû Bakr et `Omar restèrent derrière, à Médine alors que Usâmah avait déjà mis en marche son armée. Mais alors que l'armée était sur le point de partir, la mère de Usâmah informa celui-ci que la maladie du Prophète s'aggravait. Aussi, lui conseilla-t-elle de revenir sur ses pas, ce qu'il finit par faire.

Il est dit dans “Ta'rîkh al-Tabarî”: “Le Saint Prophète se sentant agonisant, il demanda qu'Ali vienne auprès de lui. `Ayechah, l'une de ses épouses lui suggéra d'appeler plutôt son père (Abû Bakr), et Hafçah son autre épouse, le sien (Omar). Entre-temps, ces Compagnons et d'autres se rendirent auprès de lui. Mais le Saint Prophète s'écria: “Partez! Je vous appellerais si jamais j'avais besoin de vous”. Sur ce, tout le monde est reparti.”"

Selon Ibn Abbâs cité par Sahîh Muslim, lorsque le Saint prophète agonisait sur son lit de mort, `Omar Ibn al-Khattâb et d'autres Compagnons étaient présents. Le Saint Prophète demanda: “Apportez-moi du papier et de l'encre pour que je vous écrive quelque chose (comme testament) grâce auquel vous ne serez pas égarés après moi.”.

`Omar Ibn al-Khattâb s'opposa à la demande du Prophète et dit: “Le Prophète divague. Nous avons le Saint Coran, et ceci nous suffit largement”. Sur ce, une dispute éclata entre les Compagnons présents. Les uns disaient: “Il est obligatoire d'obéir aux ordres du Prophète et de le laisser écrire ce qu'il veut écrire à notre intention”. D'autres approuvèrent `Omar dans son objection. Lorsque la dispute s'envenima, le Saint Prophète outré, s'écria: “Allez-vous-en”. Ibn `Abbâs dit à ce propos: “C'était une vraie tragédie et un désastre que le Prophète n'ait pas pu écrire ce qu'il voulait écrire, à cause de la dispute et des dissensions entre les gens présents auprès de lui”.

`Abdullâh Ibn Abbâs, cité par Sa`îd Ibn Jubayr dans “Sahîh al-Bukhârî” dit à propos de cet incident: “Quelle journée calamiteuse était ce jeudi-là!”. Et d'ajouter:

“Lorsque ce jeudi l'état de santé du Saint Prophète s'aggrava sérieusement, il demanda qu'on lui apportât du papier et un stylo (de l'encre) pour écrire quelque chose grâce auquel les gens éviteraient de s'égarer après lui, les Compagnons présents se mirent à se disputer à ce propos. Le Messager d'Allah leur fit remarquer qu'il était inconvenable de se quereller devant le Prophète. D'aucuns, répondirent: “Le Prophète délire!”. Le Prophète s'écria alors: “Allez-vous-en. J'ai raison quelle que soit la condition dans laquelle je me trouve, et tout ce que vous dites est faux. Laissez-moi seul. Allez-vous-en”.

Après quoi le Saint Prophète exprima ses trois volontés: 1- chasser tous les mécréants de la Péninsule Arabe; 2- entretenir les délégations venues de loin. Mais le narrateur ne mentionna pas la troisième volonté, ou l'oublia”.

Sa`îd Ibn Jubayr rapporte, dans “Musnad Ahmad Ibn Hanbal” et “Sahîh Muslim” ce témoignage de `Abdullâh Ibn Abbâs: “Quelle journée que celle de Jeudi! (Il se mit à pleurer tellement en évoquant cette journée que ses larmes coulaient sur ses joues comme un fil de perles). Puis, il expliqua que le Jeudi en question était le jour où le Saint prophète avait demandé: “Apportez-moi de quoi écrire quelque chose grâce auquel vous ne vous égarerez jamais après moi”. Mais hélas! Les gens dirent: “Il délire”.

Chahâb al-Dîn al-Khafâjî écrit dans “Nasîm al-Riyâdh” que selon la même version de ce hadith, c'est `Omar Ibn al-Khattâb qui dit: “Le prophète délire”.

Al-Chahristânî écrit pour sa part, dans son livre” al-Milal wa-l-Nihal”que la première dispute ou le premier différend qui avait éclaté entre les musulmans lors de la maladie du Prophète (P) est celui que Mohammad Ismâ`îl al-Bukhârî rapporta de `Abdullâh Ibn Abbâs dans son livre “Sahîh al-Bukhârî” et selon lequel, lorsque la maladie mortelle du Prophète s'aggrava, il (le Prophète) dit:

“Apportez-moi de l'encre et du papier afin que je vous écrive un document (testament) de crainte que vous ne soyez égarés après moi”. Entendant cela, `Omar dit: “Le Prophète parle ainsi, à cause de la gravité de sa maladie. Le livre d'Allah nous suffit”.

Lorsqu'une querelle s'ensuivit, le prophète dit: “Allez-vous-en et ne vous disputez pas devant moi”. C'est là, la raison pour laquelle `Abdullâh Ibn Abbâs dira souvent: “Quelle calamité que cette dispute-là! Elle fut l'obstacle entre nous et l'écrit du Prophète, et empêcha celui-ci d'écrire”.

Al-`Allâmah Chiblî al-No`mânî écrit: “Il y a le mot “Hajr”dans ce hadith et il signifie “Délire”. `Omar interpréta la demande du Saint Prophète comme un “délire” (”Al-Fârûq”, p. 61). Nathîr Ahmad Dehlavî commentant cet événement écrit: “Ceux qui convoitaient la Khilâfah (Califat, la succession) contrecarrèrent le dessein du Prophète en provoquant la dispute et justifièrent leur opposition à la volonté du Prophète (de désigner par écrit son successeur légal) en arguant que le Livre d'Allah leur suffisait (pour éviter l'égarement), et que le Prophète n'étant pas en possession de tous ses sens, il n'était pas nécessaire de lui apporter de l'encre et du papier pour écrire des choses inutiles”(26).

L'imam al-Ghazâlî écrit, concernant cette affaire lourde de conséquences pour tout l'avenir de la Ummah, tout au long de son histoire que, avant sa mort le Prophète d'Allah avait demandé à ses Compagnons de lui apporter de l'encre, du papier et un “stylo” afin qu'il puisse leur désigner, par écrit, celui qui méritera d'être leur Imam et Calife. Mais à ce moment-là, `Omar demanda aux personnes présentes d'ignorer la demande du Prophète, parce qu'il disait - selon lui - des choses insensées(27).

En bref, lorsqu'on refusa de donner au Prophète l'encre, le papier et le stylo, une dispute éclata entre les Compagnons. Abû Tharr, Salmân al-Farecî, al-Miqdâd et Ibn `Abbâs…etc qui étaient présents, s'opposèrent à ceux qui récusaient la volonté du Prophète de rédiger son testament. Les dames présentes à la maison, derrière le rideau, les blâmèrent, elles aussi, en leur disant: “Que vous arrive-t-il? Pourquoi n'écoutez-vous pas ce que le Saint Prophète vous demande? Pour l'amour d'Allah, apportez-lui ce qu'il demande”. Ecoutant ce blâme, `Omar dit; “Taisez-vous! Vous êtes comme les femmes de Yûsuf (Josef). Vous pleurez quand le Prophète est malade, et vous lui tapez sur les nerfs lorsqu'il est bien portant”. Lorsque le Prophète entendit ces propos de `Omar, il lui dit: “Ne les réprimande pas. Elles sont mieux que toi” (Al-Tabarânî).

Selon Rawdhat al-Ahbâb, le Prophète (P) lors de son agonie demanda à sa fille Fâtimah al-Zahrâ' d'appeler ses fils, ce qu'elle fit tout de suite. Les deux petits-fils, après avoir présenté leurs respects à leur grand-père, s'assirent à ses côtés, et le voyant agonisant, ils se mirent à pleurer si douloureusement que l'assistance ne put s'empêcher de pleurer à son tour. Al-Hassan mit sa joue contre la joue du Prophète et al-Hussayn mit sa tête sur sa poitrine. Le prophète lui-même ne put retenir ses larmes devant cette scène pathétique. Puis il fit venir son cher “frère”, Ali. A son arrivée, Ali prit place devant la tête du Prophète. Lorsque celui-ci releva la tête, Ali se rapprocha et la posa sur son bras. Le Prophète dit: “Ali, j'ai emprunté une grosse somme à un certain Juif pour les équipements de l'armée de Usâmah. Rends-la-lui. O Ali! Tu seras le premier à venir auprès de moi au Bassin d'al-Kawthar (le Paradis), mais tu auras beaucoup d'ennuis et de troubles après moi. Fais-y face avec patience, et quand tu auras remarqué que les gens ont choisi de s'attacher au monde d'ici-bas, tu devras t'occuper de l'Au-delà”(28)

.

On peut lire également dans “Madârij al-Nubuwwah” que Fâtimah al-Zahrâ, était très choquée et affectée par la mort du Prophète et qu'elle pleurait et se lamentait douloureusement. Al-Muhaddith Dehlavî écrit dans son livre “Mâ Thabata bi-l-Sunnah” qu'elle vécut beaucoup d'événements tragiques après la mort de son père. Elle les décrivit dans un couplet qui se résume ainsi:

“Si les drames qu'elle avait vécus tombaient sur le jour, celui-ci se transformerait en nuit ténébreuse”.

D'après l'auteur de “Rawdhat al-Ahbâb”, Fâtimah al-Zahrâ' n'était jamais vue souriante depuis le décès du Prophète (P).

Il est écrit dans “Tabaqât Ibn Sa`d” que la tête du Prophète reposait sur le genou d'Ali au moment de sa mort. Al-Hâkim écrit dans son “Mustadrak” qu'avant de rendre son dernier soupir, le Prophète confia des secrets à Ali et lui divulgua des mystères.

Selon `Abdullâh Ibn Abbâs, cité par `Abdul-Barr dans son “Isti`âb”:

“Ali avait quatre distinctions qu'aucun de nous ne possédait. Tout d'abord il était la première personne à gagner l'honneur de prier avec le Saint Prophète. En deuxième lieu, il était le seul porte-drapeau du Prophète dans toutes les batailles. En troisième lieu, lorsque dans les guerres saintes les gens s'enfuyaient, laissant le Prophète derrière eux, Ali restait imperturbable à ses côtés. Quatrièmement, Ali était celui qui a fait le bain funéraire (ghusl al-Mayyet) du Saint Prophète et qui descendit son corps dans le tombeau”.

Selon les sources des adeptes d'Ahl-ul-Bayt, le Saint Prophète rendit l'âme le lundi 28 ?afar de l'an 11 Hégire(29). Sa mort donna lieu à des scènes de lamentations, de gémissements et de manifestation de douleur chez les membres de sa famille, ses proches et ses vénérables Compagnons. Abû Tharr, Salmân al-Farecî, al-Miqdâd et `Ammâr, ainsi que d'autres fidèles Compagnons pleuraient à chaudes larmes. L'histoire montre qu'Abû Tharr al-Ghifârî était durablement affecté par la disparition du Prophète. Mais il gardera une fidélité à toute preuve à la mémoire de son bien-aimé, à ses commandements, à ses enseignements et à sa volonté, fidélité qui lui coûtera très cher et le condamnera à l'exil et au bannissement, car, il n'oubliera à aucun moment de rappeler à l'ordre les gouvernants de l'Etat islamique, en invoquant les Traditions du Prophète dont il était le meilleur témoin. Manazir Ihsân al-Guilanî écrit à ce propos: “Dans la plupart des biographies d'Abû Tharr, bien qu'il y ait des indices de l'immensité de la douleur qu'il éprouva à la mort du Prophète, douleur sans laquelle un croyant ne saurait être considéré comme un vrai croyant, certains événements ou certaines scènes présentent un beau portrait de l'amour réciproque entre l'amoureux et le bien-aimé devant notre mémoire visuelle” (”Al-Ichtirâkî al-Zâhid”, p. 90).

Au moment du décès du Saint Prophète, Abû Bakr était chez lui à Sakh, distant d'un mile de Médine. `Omar se déploya pour empêcher la propagation de la nouvelle de la mort du Messager d'Allah, et lorsqu'Abû Bakr arriva, ils allèrent tous les deux à Saqîfat Banî Sâ`idah, distante de trois miles de Médine. Ils furent accompagnés d'Abû `Ubaydah Ibn Jarrah qui était laveur de profession. Les principaux Compagnons se rendirent eux aussi à Saqîfah pour se disputer à propos de la succession du Saint prophète, sans se soucier de son corps et de son enterrement. Ali qui resta aux côtés du corps du Saint Prophète s'en occupa. Il se chargea du lavage du corps, alors que Fadhl Ibn Abbâs maintenait sa basque relevée, al-Abbâs et Qathm tournaient le corps, et `Usâmah et Chaqrân versaient l'eau. Après que le corps fut lavé et mis en linceul, Abû Talhah creusa le tombeau. Ali dirigea la prière du mort, puis descendit dans le tombeau pour y poser le corps du Saint Prophète. Ensuite il recouvrit le tombeau avec de la terre en se lamentant. Abû Bakr, `Omar et d'autres Compagnons ne purent donc assister aux cérémonies funéraires, car après leur retour de Saqîfah, le Prophète (P) était déjà inhumé(30).

Le Saint Prophète mourut à l'âge de 63 ans. (”Abu-l-Fidâ”, Vol. 1, p. 152)

Chapitre 10 : Le Transfert de la Succession du Saint Prophète


Après la mort du Prophète, ceux parmi les Compagnons qui n'étaient pas d'accord sur le sermon de Ghadîr Khum concernant la succession, et qui ne voulaient pas que `Ali fût le successeur du Messager d'Allah, prient se hâtèrent de se réunir à la Saqîfah de Bâni Sâ`idah pour régler, eux-mêmes, la question de la succession et choisir un successeur à leur convenance. Beaucoup d'historiens, d'analystes et de traditionnistes expliquent cette hâte avec laquelle les promoteurs de la réunion de Saqîfah voulaient régler la question de la succession du Prophète avant même qu'il ne fût enterré, comme étant leur volonté de prendre la Ummah de court et de la mettre devant le fait accompli. Le nombre de personnes réunies - y compris les Immigrants et les Partisans - à Saqîfah était d'environ 200. On convint dans cette réunion de fonder un gouvernement dont le chef fut choisi parmi les participants. Après la réunion et à leur retour à Médine le Saint Prophète était déjà inhumé. Les promoteurs de la réunion se mirent à demandèrent aux gens de prêter serment d'allégeance au Calife ainsi désigné afin de donner une apparence de démocratie et de légitimité au gouvernement. Ils obligèrent non seulement des honorables Compagnons, mais même les membres des Ahl-ul-Bayt, et d'une manière révoltante, à se soumettre à leur mascarade.

L'essentiel de cette histoire indigne se résume ainsi: on demanda à `Ali Ibn Abi Tâlib à prêter serment d'allégeance, de gré ou de force. Devant son refus, la police califale l'emmena à la Cour, une corde au cou(31). La maison de Fâtimah al-Zahrâ' où il se trouvait lors de son arrestation, fut incendiée(32). La porte de la maison avait été forcée et tombée sur Fâtimah, lors de l'intervention policière, ce qui lui occasionna une fausse couche (elle était enceinte d'un enfant mâle) (Voir “al-Milal Wal-Nihal” d'al-Chahristânî).

Sur le même sujet, al-`Allâmah Mullah Mu`în Kâchifî écrit qu'à cause du choc qu'elle reçut lorsqu'on força la porte de sa maison, Fâtimah tomba malade et ne tarda pas à succomber à cette maladie(33).

De la même façon, tous ceux qui avaient refusé de prêter serment d'allégeance à Abû Bakr furent forcés sans ménagement et d'une main de fer, de reconnaître le califat d'Abû Bakr. Certains d'entre eux furent sauvagement battus, comme Salmân al-Fârecî que le Prophète avait inclus dans les membres d'Ahl-ul-Bayt en raison de sa piété exceptionnelle et de sa position particulière auprès de lui. Il reçut tellement de coups que son cou resta tordu pour le reste de sa vie.

Voici les noms de ceux des Compagnons qui se trouvaient à Médine et qui refusèrent de prêter serment d'allégeance à Abû Bakr:

- L'Imam `Ali

- Abû Tharr al-Ghifâri

- Salmân al-Fârecî

- `Ammâr Ibn Yâcir

- Al-Miqdâd Ibn al-Aswad

- Khâlid Ibn Sa`ïd

- Burayda Aslamî

- Ubay Ibn Ka`b

- Huthaymah Ibn Thâbit

- Suhayl Ibn Hanîf

- `Othmân Ibn Hanîf

- Abû Ayyûb al-Ançârî

- Huthayfah Ibn al-Yamân

- Sa`d Ibn `Obaydah

- Qays Ibn Sa`d

- `Abdullâh Ibn `Abbâs

- `Abbâs Ibn `Abdul-Muttalib

- `Abdul Haytham Ibn Tayhân

- Jâbir Ibn `Abdullâh

- `Abdullâh Ibn Thâmit

- `Ubayd Ibn Thâmit

- Abû Sa`ïd Khudarî

(Voir “Tabçarat al-`Awâm”, p. 24, et “`Ayn al-Hayât”, p. 5).

Il est dit dans la page 43 de “Tabçarat al-`Awâm” que quelques jours plus tard, Sa`d Ibn `Obaydah fut tué par une flèche pour avoir refusé de prêter serment d'allégeance.

En tout état de cause, cette politique sauvagement répressive contre des Compagnons éminents se poursuivit après la mort du Saint prophète. Certains historiens écrivent que la terre de Fadak, propriété légale des Ahl-ul-Bayt leur fut confisquée uniquement à cause de leur refus de prêter serment d'allégeance. Ils affirment, diverses preuves irréfutables à l'appui, que le Califat était un droit inaliénable de `Ali et il aurait dû lui revenir. `Ali lui-même explique et énumère les détails des arguments de son droit inaliénable au Califat, dans son très célèbre sermon “al-Chiqchiqiyyah” qui fait partie de son chef-d'oeuvre “Nahj al-Balâghah”.

Il y dit clairement que le Califat était son droit confisqué, et il y explique, comme le fait Ibn al-Athîr dans “al-Nihâyah”, comment il avait essayé vainement de faire valoir ce droit.

Nous essayons ci-après d'extraire de “Târikh-é-Ahmadî” un résumé de cet événement tragique et lourd de conséquence, dont avaient tant souffert les descendants du Saint Prophète et ses plus fidèles Compagnons, seulement deux semaines, après la mort du Messager d'Allah, et de mettre en évidence le rôle joué par Abû Tharr dans cette conjoncture.

Selon “Ta'rîkh Ibn Jarîr”, `Omar était présent à Médine au moment de la mort du Saint Prophète, tandis qu'Abû Bakr se trouvait chez lui dans le village de Sakh.

Lorsque le Prophète décéda `Omar dit: “D'après la présomption des Hypocrites le Prophète est mort, mais moi, je jure par Allah qu'il est vivant”.

Selon “al-Milal Wal-Nihal” d'al-Chahristânî, `Omar menaça de tuer avec sa propre épée quiconque dit que le Prophète est mort. Ce récit est rapporté dans bien d'autres références telles que: “Ta'rîkh `Abul-Fidâ”, Vol. 1, p. 164; “Al-Tabaqât al-Kubrâ”, Vol. 2, p. 271; “Sunan Ibn Mâjah”, Vol !, p. 571, Hadith 1618; “Musnad Ahmad Ibn Hanbal”, Vol. 1.
Selon Rawdhat al-Ahbâb les gens commencèrent à avoir des doutes sur la mort du Prophète lorsqu'ils entendirent la menace de `Omar.

Abû Bakr qui était chez lui à ce moment-là, se rendit à Médine dès que la nouvelle de la mort du Prophète lui fut parvenue.

Lorsqu'il arriva à Masjid al-Nabî, il remarqua que les gens étaient dans la confusion. Selon “Ta'rîkh `Abdul-Fidâ”, en voyant les gens dans cet état, Abû Bakr se mit à réciter le verset suivant: “Mohammad n'est qu'un Prophète; des prophètes ont vécu avant lui.

Reviendriez-vous sur vos pas s'il mourait, ou s'il était tué?” (sourate `Ale `Imrân, 3;144). Ayant entendu réciter ce verset, les gens eurent la conviction que le Saint Prophète était mort. Aussi accoururent-ils à Saqîfah Banî Sâ`idah.

Selon “Ta'rîkh Ibn Khaldûn”, lorsqu'Abû Bakr arriva à Saqîfah, il dit; “Nous sommes les Compagnons et les proches du Prophète.

Aussi, sommes-nous à ce titre mieux placés que quiconque pour accéder au Califat”.

Selon “Ta'rîkh al-Tabarî” d'Ibn Jarîr, `Omar dit alors à Abû Bakr: “Tends ta main pour que je te prête serment d'allégeance”. Abû Bakr répondit: “Non! C'est à toi de tendre ta main car tu es à tous égards plus puissant que moi”. Cet échange d'invitation au Califat entre les deux hommes dura un certain temps. A la fin `Omar tira la main d'Abû Bakr, y mit la sienne, lui promit loyauté et lui dit: “Tu pourras compter sur ma force, conjuguée avec la tienne”.

Dans “Ta'rîkh al-Kâmel” d'Ibn al-Athîr, il est dit que `Omar et d'autres promirent loyauté à Abû Bakr, mais que tous les Ançar (les Partisans médinois) ou certains d'entre eux déclarèrent: “Nous ne prêterons de serment d'allégeance à personne d'autre que `Ali”.

“Ta'rîkh Khamis”, note que lorsqu'Abû Bakr s'était soulagé des formalités de la prestation du serment d'allégeance, il quitta Saqîfah pour retourner au Masjid al-Nabî où il prit place sur la chaire, pour recevoir le serment d'allégeance de ceux qui ne l'avaient pas fait à Saqîfah. Cela dura jusqu'à la fin de la journée, et les gens manquèrent ainsi d'assister aux cérémonies de l'enterrement du Saint prophète. C'était le mardi soir.

Selon “Kanz al-`Ummâl” citant `Urwah, “Abû Bakr et `Omar n'étaient pas présents à l'enterrement du Saint Prophète. Ils se trouvaient dans le rassemblement des Ançâr (Saqîfah Banî Sâ`idah), et le prophète fut inhumé avant leur retour”.

Selon “al-Nihâyah” d'Ibn al-Athîr al-Jazarî, “Majma` al-Bihâr” de Molla Tâhir Qutnî et “al-Milal Wa-l-Nihl” d'al-Chahristânî, `Omar dira plus tard à propos de la prestation de serment d'allégeance à Abû Bakr “C'était une erreur dont Allah nous a épargné les mauvais effets”.

D'après “Ta'rîkh `Abul-Fidâ” un groupe de Hâchimites ainsi qu'Abû Tharr, Zubayr Ibn al-`Awwâm, al-Miqdâd Ibn `Amr, Salmân al-Fârecî, `Ammâr Ibn Yâcir, al-Barâ' Ibn Athîb etc. qui étaient dans le camp de `Ali, s'abstinrent de prêter serment d'allégeance à Abû Bakr.

Selon “al-Istî`ab” de `Abdul-Barr, lorsqu'on demanda aux gens de promettre loyauté à Abû Bakr, `Ali ne le fit pas et resta à la maison.

“Murûj al-Thahab” d'al-Mas`ûdî, fait remarquer que le jour de Saqîfah où on prêta serment d'allégeance à Abû Bakr, `Ali dit à ce dernier: “Tu as détruit notre affaire, tu ne nous as pas consultés et tu n'as pas respecté notre droit”. Abû Bakr lui répondit: “Ton grief est justifié, mais j'ai agi ainsi par crainte d'une révolte”.

Selon “Rawdhat al-Ahbâb”, losqu'Abû Bakr finit de recevoir la prestation d'allégeance, il convoqua `Ali par l'intermédiaire de certains Muhâjirîn et Ançar. `Ali se présenta et lui demanda: “Pourquoi m'a-t-on convoqué?”. `Omar dit: “Tu as été convoqué pour que tu prêtes serment d'allégeance à l'instar des autres”. `Ali répondit:

“J'invoque à votre égard le même argument que vous avez invoqué devant les Ançâr pour justifier votre prétention au Califat”(34). `Omar ignorant les remarques de `Ali, lui dit: “Nous ne te laisserons pas partir d'ici avant d'avoir prêté serment d'allégeance”. `Ali rétorqua: “Réponds d'abord à mon observation, et par la suite tu pourras me demander de prêter serment d'allégeance”. Abû `Obaydah al-Jarrâh intervint: “O Abul-Hassan (surnom de `Ali)! Tu es le seul à mériter le Califat et le gouvernement en raison de ta préséance dans l'Islam et de ta proche parenté avec le Prophète, mais étant donné que les Compagnons ont accepté Abû Bakr, il vaut mieux que tu te joignes à eux”. `Ali répondit: “O Abû `Obaydah! Tu veux transférer ailleurs la grande bénédiction qu'Allah a placée chez la Famille du Prophète! Ecoute! Nous sommes le lieu de la descente de la Révélation, le siège de l'arrivée des Commandements et des Interdictions, la source de la vertu et du savoir, la mine de la sagesse et de l'endurance”. Un autre Compagnon, Bachîr Ibn Sa`ïd tenta à son tour de faire infléchir `Ali:

“O Abul-Hassan! Lorsque nous avons remarqué que tu es resté à la maison (du fait que tu n'as pas assisté à Saqîfah) nous avons présumé que tu avais renoncé au Califat”. `Ali lui dit: “Tes amis estiment-ils qu'il était convenable de laisser le corps du Saint prophète sans lavage, sans mise en bière et sans inhumation, pour pouvoir venir disputer le Califat?”.

Selon “Usud al-Ghâbah”, `Ali évoqua à ce moment-là ce que le Prophète lui avait dit un jour: “O `Ali! Tu es comme la Ka`bah vers laquelle tout le monde doit se diriger, alors qu'elle, elle ne va vers personne (c.-à-d. qu'elle reste à sa place). Ainsi, si les gens venaient vers toi pour te prêter serment d'allégeance, accepte leur démarche. Ne vas donc pas vers eux, mais attends jusqu'à ce qu'ils viennent vers toi”.

Selon “Rawdhat al-Ahbâb”, Abû Bakr ayant remarqué que les arguments avancés par `Ali étaient indiscutables, solides et irréfutables, il lui dit aimablement: “O Abul-Hassan! J'avais présumé que tu ne me refuserais pas ton allégeance. Si j'avais su que tu allais refuser de me prêter serment d'allégeance, je n'aurais pas accepté le Califat. Maintenant, les gens m'ont prêté serment d'allégeance, tu devrais faire comme eux. Mais si tu hésites là-dessus, je ne te blâme pas”. Sur ce, `Ali se leva et retourna à la maison.

Selon “al-`Iqd al-Farîd” de Chahâb al-Dîn Ibn `Abd Rabbih al-Andulsî, les Compagnons qui refusaient de prêter serment d'allégeance à Abû Bakr étaient: `Ali, Al-`Abbâs, Zubayr et Sa`d Ibn `Ubâdah. `Ali, al-`Abbâs et Zubayr restèrent dans la maison de Fâtimah jusqu'à ce que Abû Bakr envoyât `Omar pour les faire sortir, sous la menace de l'épée, s'il le fallait. `Omar se présenta à la porte de la maison de Fâtimah avec du feu pour l'incendier. Lorsque Fâtimah vit ce qui se passait, elle lui dit: “O fils de Khattâb! Es-tu venu pour mettre le feu dans ma maison?!”. `Omar répondit: “Bien sûr, je suis venu dans cette intention, sauf si ceux qui s'y réfugient sortent en promettant leur allégeance à Abû Bakr”. Ta'rîkh Abul-Fidâ rapporte cette même version des faits.

Selon “Ta'rîkh al-Tabarî” d'Ibn Jarîr, `Omar se présenta à la maison d'al-Murtadhâ (surnom de l'Imam `Ali) où se trouvaient Talhah, Al-Zubayr et quelques autres Emigrants à l'adresse desquels il s'écria: “Par Allah! Je vais brûler la maison, à moins que vous ne sortiez pour prêter serment d'allégeance”.

Selon “Al-Imâmah wal-Siyâsah” d'Ibn Qutaybah Dînûrî, lorsqu'Abû Bakr constata l'absence du groupe des partisans de `Ali parmi les gens qui lui avaient prêté serment d'allégeance, il envoya `Omar pour les lui amener. Ces gens qui se trouvaient dans la maison de `Ali, refusèrent de sortir. `Omar fit apporter des fagots et s'écria: “Sortez, sinon par Allah, je brûlerais les gens qui s'abritent dans la maison en y mettant le feu”. Ces gens lui firent remarquer: “Fâtimah, la fille du Prophète y est aussi”. `Omar répondit: “Peu importe”. En entendant cette menace sérieuse tout le monde sortit de la maison, sauf `Ali qui s'adressa aux gens envoyés par ABû Bakr: “O Emigrants! J'ai droit au Califat plus que personne à tous égards. D'ailleurs vous devez prêter serment d'allégeance à moi. Ecoutez-moi bien. Vous avez obtenu le Califat en brandissant contre les Partisans l'argument de votre lien de sang avec le Prophète, et maintenant vous essayez d'écartez ce Califat des Gens de la Maison du Prophète (Ahl-ul-Bayt).

N'avez-vous pas invoqué l'appartenance du Prophète à votre tribu pour faire valoir votre priorité sur les Partisans (Ançâr)?

Maintenant je retourne contre vous l'argument que vous avez brandi contre les Partisans, à savoir que nous les Ahl-ul-Bayt, sommes plus proches parents que vous à tous égards, et ce, aussi bien de son vivant qu'après sa mort. Soyez donc justes et aimables, si vous croyez en Allah et que vous Le craigniez. O Emigrants! Rappelez-vous Allah et ne transférez pas la direction du Message du Prophète de sa Maison vers les vôtres”. Ensuite Fâtimah dit du seuil de sa porte: “O gens! En nous laissant le corps du Prophète, vous avez détourné en votre faveur l'affaire du Califat, ignorant notre droit”.

Selon “Ta'rîkh Ibn Qutaybah”, `Omar dit à Abû Bakr après le refus de `Ali de prêter serment d'allégeance: “Pourquoi n'arrêtes-tu pas `Ali pour refus de prestation de serment d'allégeance?”. Abû Bakr, envoya alors son esclave Qanfaz pour convoquer `Ali. Qanfaz dit à `Ali: “Le Calife du Prophète d'Allah te demande”. `Ali répondit:

“Les tiens ont trahi si vite le Prophète”. Qanfaz retourna chez Abû Bakr et répéta devant lui ce qu'il avait entendu de la bouche de `Ali. Abû Bakr se mit alors à pleurer pendant un certain temps. `Omar demanda à Abû Bakr une seconde fois: “Ne laisse pas de répit à `Ali qui refuse de te prêter serment d'allégeance”.

Abû Bakr ordonna à Qanfaz de retourner chez `Ali et de lui dire: “Le Commandeur des Croyants t'appelle pour que tu lui prêtes serment d'allégeance”. Qanfaz transmit le message d'Abû Bakr à `Ali, lequel lui dit: “Allah soit loué! Ton maître s'est attribué une parenté avec laquelle il n'a rien à avoir”. Qanfaz répéta devant Abû Bakr les propos de `Ali, et Abû Bakr se mit à pleurer de nouveau. `Omar se leva alors, et se faisant accompagner de quelques hommes, il se dirigea vers la maison de Fâtimah et frappa à sa porte. Fâtimah, exaspérée, se mit à pleurer et à crier: “O mon père! O Prophète d'Allah! Quels troubles nous causent le fils de Khattâb (`Omar) et le fils de Quhâfah (Abû Bakr)”.

Lorsque les gens accompagnant `Omar entendirent les lamentations de Fâtimah, la plupart d'entre eux repartirent, les larmes aux yeux. Seuls quelques-uns d'entre eux restèrent derrière `Omar. `Ali sortit alors de la maison de Fâtimah et les accompagna chez Abû Bakr. Là, ce dernier lui demanda de prêter serment d'allégeance.

`Ali lui dit: “Et si je ne le fais pas?!”. Abû Bakr répondit: “Par Allah nous te tuerons”. `Ali dit: “Allez-vous tuer celui qui est le serviteur d'Allah, frère du Messager d'Allah?”. `Omar répondit: “Nous admettons que tu es un serviteur d'Allah, mais nous ne reconnaissons pas que tu sois aussi le frère du Prophète”. Abû Bakr était resté silencieux pendant cet échange de propos. `Omar lui dit alors: “Pourquoi ne donnes-tu pas tes ordres et pourquoi restes-tu assis sans faire quelque chose?”. Abû Bakr répondit: “Je ne forcerai pas `Ali à prêter serment d'allégeance tant que Fâtimah est vivante”.

Sur ce, `Ali se leva, et sortant de chez Abû Bakr, il se dirigea vers le tombeau du Prophète, à qui il adressa ses complaintes: “O frère! Les gens de la tribu m'ont insulté tellement, et ils allaient même me tuer…!”.

Abû Tharr voyait toutes ces choses incroyables se dérouler sous ses yeux. Le sermon de Ghadîr Khum était ancré dans son esprit. Il imaginait mal que de tels écarts puissent survenir alors que le Prophète venait à peine d'être enterré. Ne supportant plus ce qui se passait, médusé, indigné, sa foi et son amour indéfectible pour la justice, le poussèrent à agir et à réagir. Il se dirigea donc à Masjid al-Nabî, l'esprit révolté, le sang en ébullition. Une fois arrivé à la Mosquée (Masjid al-Nabî) il y vit un rassemblement autour d'Abû Bakr et de `Omar. Il prit place sur un terrain élevé et fit le discours suivant: “O gens de Quraych! Que vous arrive-t-il?

Etes-vous inconscients! Vous avez totalement ignoré les proches parents du Saint Prophète! Par Allah, un groupe d'Arabes a apostasié et a suscité des doutes dans la Foi. Ecoutez-moi! Le Califat est le droit des Ahl-ul-Bayt. Cette violence et ces querelles sont injustifiées. Que vous arrive-t-il? Vous estimez capable celui qui est incapable, et incapable celui qui est capable. Par Allah, chacun de vous sait ce que le Prophète a déclaré à maintes reprises, à savoir: “Le Califat et la direction reviendront après ma disparition à `Ali, puis à al-Hassan, puis à al-Hussayn et après à ma progéniture infaillible”.

Vous avez ignoré la parole du Prophète et le Commandement d'Allah! Vous avez oublié votre engagement et votre promesse. Vous avez obéi aux impératifs de ce monde éphémère et vendu la Vie future qui est éternelle et dans laquelle le jeune ne vieillira pas, les bénédictions seront inépuisables, l'affliction et la tristesse n'auront pas d'existence, et à laquelle l'Ange de la mort n'aura pas d'accès. Oui, vous avez vendu cette inestimable chose pour presque rien. Vous avez fait ce que les peuples des Prophètes précédents avaient fait. Ils rompirent leur allégeance et abandonnèrent leur foi après la mort de leurs Prophètes respectifs. Ils résilièrent les conventions, modifièrent les Commandements et métamorphosèrent la foi. Vous vous êtes montrés semblables à eux. O gens de Quraych! Vous ne tarderez pas à subir les conséquences de vos agissements inconvenables et la punition de votre mauvaise action. Ce que vous avez lancé à travers votre conduite se retournera contre vous. Rappelez-vous! Ce qui vous arrivera, vous l'aurez mérité et sera juste, car Allah n'est pas injuste envers Ses serviteurs” (”Al-Ichtirâkî al-Zâhid”, p. 113).

Ce discours montre le courage d'Abû Tharr et confirme le trait principal de son caractère et de sa conduite, à savoir: dire la vérité sans craindre rien ni personne, et ce, quelles que soient les circonstances. En effet, Abû Tharr fit ce discours à un moment où personne n'osait prononcer un mot contre le Pouvoir. L'armée du Calife s'acharnait sur tous les Compagnons qui faisaient preuve d'une velléité d'opposition à l'arrangement de la Saqîfah. Quiconque refusait de prêter serment d'allégeance était décapité. Quiconque hésitait à le faire, était muselé. Un homme aussi courageux et aussi prestigieux que `Ali fut pourtant emmené, le cou attaché à une corde, et un Compagnon éminent aussi intouchable que Salmân al-Farecî fut tellement battu qu'il en gardera des séquelles jusqu'à la fin de sa vie.

Cheikh `Abbâs al-Qummî écrit que Fâtimah, la fille du Prophète, était morte des suites de sa maladie provoquée par la chute sur elle, de la porte de sa maison lorsque celle-ci fut attaquée par les hommes du Calife, venus chercher `Ali pour l'obliger à prêter serment d'allégeance. Selon la volonté et le testament de Fâtimah, `Ali n'informa pas ceux qui avaient troublé la vie de la fille du Prophète, de la mort de celle-ci(35). Lorsqu'il finit de laver le corps de son épouse (Fâtimah), il demanda à son fils al-Hassan d'aller appeler Abû Tharr pour l'aider à l'inhumer. (”Safinat al-Bihâr” de Cheikh `Abâs al-Qummî, Vol. 1, p. 483).

Al-Hâfidh Muhammad Ibn `Ali Ibn Chahr ?chûb (mort en 588 H) écrit que la prière funèbre sur Fâtimah fut accomplie par `Ali, al-Hassan et al-Hussayn. Selon une autre version, s'ajoutent à ces noms ceux de `Abbâs Ibn `Abdul-Muttalîb, al-Fadhl, Huthayfah, et Ibn Mas`ûd (”Manâqib ibn Chahr ?chûb”, Vol., p. 62, imprimé à Multan).
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Mer 20 Juil 2011 - 10:31

L'Ijtihâd d'Abû Bakr On lui a reproché d'avoir brûlé vif Al-Fujâ'ah As-Sulamîy, l'homme qui s'était présenté en Musulman devant le calife pour lui demander de lui permettre de combattre les apostats, à la tête d'un escadron armé. Au lieu de servir la cause de la Communauté, il utilisa son autorité pour s'emparer des biens d'autrui en tuant indistinctement Musulmans et non-Musulmans. Quand le calife eut pris connaissance de ses agissements il envoya Tarîfah b. Hâjr, l'un de ses lieutenants pour le tuer ou le capturer. Vaincu, il s'est rendu. Le calife ordonna à Tarîfah de faire du feu à Al-Baqî' et d'y jeter le coupable. Par après, Abû Bakr regretta son acte et dit avant de mourir: «J'aurais aimé ne pas commettre ces trois choses: avoir découvert la maison de Fatima eût-elle été un lieu de guerre; avoir brûlé Al-Fujâ'ah au lieu de le tuer ou de le libérer, avoir reçu l'allégeance le Jour de la Saqîfah au lieu de m'en débarrasser au profit de l'un des deux hommes ('Umar et Abû 'Ubaydah)»(365). On a reproché à Abû Bakr d'avoir brûlé Al-Fujâ'ah alors que le texte relatif à la sanction adéquate se trouve dans le Coran:
«Telle sera la rétribution de ceux qui font la guerre contre Allah et contre Son Messager et de ceux qui exercent la violence sur la terre: ils seront tués ou crucifiés, ou bien leur main droite et leur pied gauche seront coupés ou bien ils seront expulsés du pays». (V. 33/V)

Dans la sunnah, il est défendu de punir par le feu: «Ne punit par le feu que le Seigneur du feu», dans plusieurs récits similaires. (366)
Les hadîths suivants comportent la sanction qu'on doit infliger à l'apostat: - Que celui qui change sa religion soit tué».

- Il n'est pas licite de verser le sang d'un Musulman qui a attesté qu'il n'y a d'autres divinités qu'Allah, que Muhammad est Son Messager, à moins qu'il commette l'un de ces trois actes: la fornication après le mariage, (il sera alors lapidé), la rébellion contre Allah et Son Messager (il sera alors tué, crucifié ou exilé) ou le meurtre (la loi du talion lui sera alors appliquée) (367) La violation de ces textes par Abû Bakr fut, malgré tout, excusée et interprétée par les savants (de l'Ecole des califes) comme ayant été une erreur d'Ijtihâd.

On lui reproche aussi son ignorance d'Al-Kalâlah (le défunt qui n'a ni ascendant ni descendant comme héritier) alors que cela se trouve dans le Coran:

«Quand un homme ou une femme
N'ayant ni parents ni enfants, laisse un héritage; s'il a un frère ou une sur (utérins); le sixième en reviendra à chacun d'eux. S'ils sont plusieurs: ils se répartiront le tiers de l'héritage, après que ses legs ou ses dettes auront été acquittés...» (V. 12/IV)

«… Dis, Allah vous donne des instructions au sujet de la parenté éloignée:
Si quelqu'un meurt sans laisser d'enfants mais seulement une sur (germaine ou consanguine), la moitié de sa succession reviendra à celle-ci
Un homme hérite de sa sur si celle-ci n'a pas d'enfants
S'il a deux surs, les deux tiers de la succession leur reviendront
S'il laisse des frères et des surs (germains ou consanguines), une part égale à celle de deux femmes revient à un homme …». (V. 176/IV).

Abû Bakr hésitait beaucoup à statuer dans une question d'héritage, en cas de Kalâlah (parenté éloignée).(368) Il ignorait aussi la part de l'héritage qui revient à la grand-mère:

«A une grand-mère qui demanda sa part d'un héritage, Abû Bakr dit: «tu n'as rien d'après le Livre d'Allah; quant à la sunnah du Messager d'Allah (SAW), je demanderai aux gens, Al-Mughîrah b. Shu'bah lui dit: «J'étais présent quand le Prophète a accordé le sixième de l'héritage à la grand-mère». «Y a-t-il un autre témoin que toi?», demanda Abû Bakr. Quand M.b. Maslamah al-Ançârî eut donné le même témoignage, Abû Bakr accorda le sixième à la grand-mère …».(369)Dans d'autres circonstances, deux grands-mères, maternelle et paternelle, lui demandèrent leur part d'un héritage. Il donna alors toute la part (le sixième) à la grand-mère maternelle. 'Abdur-Rahmân b. Sahl remarqua alors: «Ô calife du Messager d'Allah! Tu as donné à celle que le défunt n'aurait pas hérité, si elle avait été, elle, la défunte! Alors, le calife partagea le sixième entre les deux grands-mères».(370) La bévue du calife concernant l'assassinat de Mâlik b. Nuwayrah par Khâlid b. al-Walîd est très célèbre:

Mâlik b. Nuwayrah, Compagnon et gouverneur du Messager (SAW) et appartenant à la tribu de Tamîm ne se rallia pas à la cause d'Abû Bakr. Pendant la nuit, l'armée de Khâlid b. al-Walîd les envahit. Ils prirent alors leurs armes. Les envahisseurs leur disent: «Nous sommes des musulmans». Les compagnons de Mâlik dirent: «Et nous sommes des musulmans». Les guerriers de Khâlid leur dirent: «Si vous êtes comme vous dites, déposez alors les armes». Ils les déposèrent et firent ensuite la prière (commune) avec les guerriers de Khâlid. Par après ceux-ci les capturèrent et les conduisirent devant Khâlid b. al-Walîd qui ordonna de couper la tête à Mâlik. Celui-ci regarda vers son épouse - qui était très belle - et dit à Khâlid: «C'est celle-ci qui m'a tué» (c'est à cause d'elle que je vais être exécuté). Khâlid lui dit: «C'est Allah Qui te tue à cause de ton reniement de l'Islam». Mâlik dit: «Nous sommes dans l'Islam (toujours Musulmans)». Après qu'on l'a tué, Khâlid ordonna de se servir de sa tête comme trépied à leur marmite. Pendant cette nuit même et avant que Mâlik ne fût enterré, Khâlid épousa sa veuve(371) (sans attendre l'écoulement Shar'î de la retraite légale exigée par le St Coran, abstraction faite des circonstances de l'affaire). Sous prétexte de combattre les apostats, Khâlid tua Mâlik b. Nuwayrah qui n'en était pas un, épousa sa femme, la nuit même du meurtre.

'Umar dit alors à Abî Bakr: «Certes Khâlid a commis l'adultère, lapide-le!
- Non, répondit Abû Bakr, il s'est trompé dans son interprétation.
- Démis-le alors de son poste!
- Non, je ne peux rengainer une épée tirée par Allah!, répondit-il.

Ainsi Khâlid a fait de l'Ijtihâd en emprisonnant un musulman qui pria avec lui, puis le tua par Ijtihâd aussi, il fit encore une interprétation concernant la femme de Mâlik et l'épousa par Ijtihâd la nuit même de l'assassinat de son mari.
A son tour, Abû Bakr fit une interprétation pour dispenser Khâlid de l'application de la loi du talion puis fit une autre interprétation pour le faire échapper à la peine de la lapidation. Les deux Compagnons ont fait de l'Ijtihâd et, tout en se trompant, eurent droit à une rétribution divine. 'Umar qui ne s'est pas trompé dans son Ijtihâd concernant la même affaire eut droit à une double rétribution. Quant à la victime, Mâlik b. Nuwayrah, le Compagnon du Messager d'Allah et son délégué, il n'eut droit à rien.

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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Mer 20 Juil 2011 - 10:57

Abu Bakr n’a pas reçu la Sakinah dans la Grotte

Al-Karajaki rapporte qu'une fois, Cheik Moufid vit un rêve dont il parla ensuite à ses compagnons et disciples. Il déclare : J'ai rêvé que pendant que je traversais une rue, je vis une grande foule qui entourait quelqu'un. Quand je me renseignai, on me répondit que les gens entouraient Oumar b.

Al-Khattab, le deuxième Calife. Je m'avançai et quand j'arrivai tout près de lui, je demandai : “O^ Cheick, me permettez-vous de vous poser une question ?” Il répondit : “allez-y.” Je lui questionnai alors : “pouvez-vous m'expliquer comment l'excellence de votre ami Abou Bakr est rendue évidente par le verset dans lequel Allah SWT dit : 'le second des deux, quand ils étaient dans la grotte'. Vos amis exagèrent à ce propos.”

Il me répondit : “Ce verset prouve l'excellence d'Abou Bakr de six manières :

Allah SWT parle du Prophète, que la Paix soit sur lui, puis d'Abou Bakr avec lui comme le second des deux ;

Allah SWT évoque le fait qu’ils étaient ensemble au même endroit, ce qui prouve une affinité mutuelle ;

Allah SWT lui donne en outre le titre de “SAHIB” – compagnon – du Prophète ;

Allah SWT montre combien le Prophète était aimable et s'inquiétait pour Abou Bakr quand il lui dit, “ne pleurez pas” ;

Quand le Prophète rassura Abou Bakr en affirmant “Allah est avec nous” il voulait dire qu’Il les aidera tous les deux simultanément ;

Allah SWT indiqua qu'Il fera descendre AS-SAKINAH (la sérénité) sur Abou Bakr car, en ce qui concerne le Prophète, AS SAKINAH ne s’est jamais séparé de lui.

Ce sont là six preuves de l'excellence d'Abou Bakr par rapport au verset mentionné.”

Cheick Moufid répondit : “je lui dis qu'il avait effectivement accompli un bel effort de faire sa remarque et n'avait laissé l’opportunité à personne d’autre pour être un meilleur avocat pour son ami. Mais j'allai démolir les arguments, tout comme le vent fort fait souffler les cendres.”

Cheick exprima : “Quand vous dites qu'Allah SWT a mentionné le Prophète, que la Paix soit sur lui et sa progéniture et a ensuite cité Abou Bakr comme son second, je ne vois rien d’extraordinaire dans cela. Car si vous y réfléchissez bien, vous constaterez qu'Allah SWT indiquait seulement le nombre de personnes présentes dans la grotte. Elles étaient au nombre de deux ; il pourrait y avoir un Mo'min et un kafir : cela ferait toujours deux.”

« Et quand vous évoquez le fait qu’ils étaient ensemble, tous les deux, au même endroit, c’est encore aussi simple que pour le premier cas. Si on considérait un seul et même endroit, il pourrait avoir été occupé également par un Mo'min et un incroyant. La Mosquée du Prophète est sans aucun doute un meilleur endroit que la caverne, pourtant c'était un endroit où se réunissaient les croyants et les hypocrites. L'arche du Prophète Noé a accueilli le Prophète Noé, mais aussi Satan et les animaux. Par conséquent, se trouver ensemble à un endroit n'a rien de vertueux. »

« Et quand vous parlez de la qualité supplémentaire d'être 'SAHIB', le compagnon, c’est en effet un point plus faible que les deux premiers parce qu'un croyant et un infidèle peuvent être tous les deux en compagnie l'un de l'autre. Allah, Le Très Haut, a employé le mot 'SAHIB 'dans l'Ayah suivant : 'son “SAHIB” (compagnon) lui dit, tout en conversant avec lui : “Serais-tu mécréant envers Celui qui t'a créé de terre, puis de sperme et enfin t'a façonné en homme ?” (Al-KAHF V. 37). De plus, nous constatons que dans la littérature arabe le mot “SAHIB” est utilisé pour l'âne accompagnateur ainsi que pour l'épée. Donc, si le terme peut être employé entre un Momin et un kafir, entre un homme et son animal, et entre un être vivant et un objet inanimé, alors qu’y a-t-il de si spécial dans le fait qu’il soit utilisé au sujet de votre ami? »

« Et les mots 'ne vous inquiétez pas' n'étaient pas des mots de réconfort. Puisque c'était un argument interdisant un acte. En arabe, nous avons les 'ne faites pas’ et les ‘faites’ en tant que verbes impératifs. Aussi, La peine exprimée par Abou Bakr était un acte d'obéissance ou de désobéissance. S’il s’agissait d’une obéissance, le Prophète (saw) ne l'aurait pas interdite. Par conséquent, c’était forcément un acte de péché et de désobéissance. »

« Quant aux propos tenus en vue de rassurer 'Allah est avec nous', le pronom ‘nous’ a été employé par le Prophète (saw) pour se désigner. L’emploi du pronom, la première personne du pluriel pour soi-même est le signe de son statut élevé. Allah dit : « En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardien. » (Al-Hijr V. 9). Et plus loin : « Et c'est bien Nous qui donnons la vie et donnons la mort, et c'est Nous qui sommes l'héritier [de tout] » (Al-Hijr V. 23). Et les Shias ont leur propre version, qui ne semble pas tirée par les cheveux. Ils disent qu'Abou Bakr a indiqué au Prophète (saw) qu’il s’inquiétait pour Ali b. Abi Talib (as) [qui était resté à Makkah], et le Prophète (saw) lui répondit : “ne vous inquiétez pas, Allah est certainement avec nous” voulant dire par là “avec moi et mon frère, Ali b. Abi Talib.” »

« Vos propos selon lesquels as-sakinah (la sérénité) a été envoyée à Abou Bakr sont tout à fait indignes. Puisque le verset spécifie clairement que la sérénité a été accordée à celui qui a été aidé par l'armée invisible. »

L'Ayah indique :

«…Allah fit alors descendre sur lui Sa sérénité “Sa Sakina” et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas» (Al-Tawbah : 40).

Ainsi donc, si as-Sakinah était descendu sur Abou Bakr, il aurait reçu le soutien de l'armée invisible. En fait, il aurait été préférable que vous n'ayez pas attribué ceci à Abou Bakr. Car, selon le Saint-Qouran, cette sérénité a été envoyée sur le Prophète (saw) à deux reprises :

« Puis, Allah fit descendre Sa quiétude [Sa “sakina”] sur Son Messager et sur les croyants. Il fit descendre des troupes (Anges) que vous ne voyiez pas…» (Al Taubah : V.26).

« Puis Allah fit descendre Sa quiétude sur Son Messager ainsi que sur les croyants, et les obligea à une parole de piété » (Al-Fath : V. 26).

Dans les deux circonstances, les croyants ont partagé la sérénité avec le Prophète (saw), mais lors de l’événement de la grotte, la sérénité a été envoyée au Prophète (saw) uniquement, excluant Abou Bakr. Ceci peut être un témoin du fait qu'Abou Bakr ne figurait pas parmi les croyants.”

Cheik Moufid dit qu'Oumar ne donna aucune réponse à ses arguments, et pendant que les gens autour de lui se dispersaient, il se réveilla de son sommeil.
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avicenne



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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 31 Juil 2011 - 17:36

salam alikoum,

une chose me turlupine l'esprit frère jawhar avec vos copier coller, je m'explique.
apparemment ali as avait des liens de famille très forte avec la famille des trois premiers califes. une personne sensée aurait répondu au poste du frère en disant:

1- soit c'est vrai il y a eu des mariages entre eux pour X raisons
2- soit c'est faux ali as et ses descendants n'ont pas contracté de lien avec les trois premiers califes.

et on aurait débattu et sorti les récits chacun pour défendre sa position.
hors ce que vous faîtes frère jawhar est un total hors sujet excusez moi du peu, au lieu d'argumenter, a savoir si oui ou non l'imam ali as et sa descendance ont effectivement contracter des mariages avec la descendance des trois premiers califes, vous nous collez des copier-coller sur les fautes qu'auraient commis ces califes, mais où est le rapport et la logique même, je vous le demande?

en apprenant ce que vous avez posté sur eux, il me vient a l'esprit cette question:

si ces califes ont fait tant de mal, pourquoi ali as a donné sa fille a l'un de ses pires ennemis et pourquoi la descendance de ali as a contracté des mariages avec eux?si ils leurs ont fait du mal, la moindre des choses c'est que ali as auraient defendu sa descendance de contracter des mariages avec ses rivaux...

plusieurs réponses sont plausibles:

1- soit ali as les respectait et entretenait de bons rapport avec eux ( position sunnite )
2- soit ali as était un hyppocrite et a fait taqiya mariant sa fille a son ennemi et demandant a sa descendance de contracter des mariages avec la descendance de ses ennemis.... (chose inconcevable par rapport a la qualié éminente de l'imam ali as)

il y a deux solutions et réponses possible:
soit tous ses hadiths que vous collez sont bons et donc malheureusement vous nous présentez un ali as lache et hyppocrite pactant avec les diables qui ont voler la terre de fadak, bruler les hadiths etc

ou soit ces hadith sont faux. ou bien historiquement ali as et sa descendance n'ont jamais contracté de mariage avec ses rivaux, chose qu'on doit prouver!

veuillez m'excuser si j'ai été brusque, mais j'attends des débats une certaine cohérence et non des copier coller qui nous mène a un hors sujet.

avez vous frère jawhar des hadiths ou récits historiques qui démontrerait que ces mariages entre descendance de ali as avec les descendances des trois premiers califes sont vrais ou fausse?
j'invite les autres membres a y participer et donner leur humble avis.

barakallahoufikoum

allahoumma salli ala mohammed wa alé mohammed

bon ramadan a tous, qu'allah agréer vos jeunes,amine
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 31 Juil 2011 - 18:55

avicenne a écrit:
salam alikoum,

une chose me turlupine l'esprit frère jawhar avec vos copier collerPOURQUOI LE COPIER COLLER EST PROBLEMATIQUE JE VAIS CHERCHER L INSPIRATION POUR INVENTER DES HADITH QUI VOUS FONT PLAISIR? SI VOUS ETES ZAIDI,BATRI,NACIBI DITES LE DE SUITE ON EVITERA LA PERTE DE TEMPS, je m'explique.
apparemment ali as avait des liens de famille très forte avec la famille des trois premiers califes. une personne sensée VOUS ETES DEJA DANS LE JUGEMENT JE NE SUIS PAS INSENSE CAR CE NE SONT QUE DES COPIER COLLER, DONC VOUS VOUS PERMETTEZ DE CRITIQUER CEUX QUI ONT RAPPORTES C FAITS aurait répondu au poste du frère en disant:

1- soit c'est vrai il y a eu des mariages entre eux pour X raisons
2- soit c'est faux ali as et ses descendants n'ont pas contracté de lien avec les trois premiers califes.

et on aurait débattu et sorti les récits chacun pour défendre sa position.
hors ce que vous faîtes frère jawhar est un total hors sujet excusez moi du peu, au lieu d'argumenter, a savoir si oui ou non l'imam ali as et sa descendance ont effectivement contracter des mariages avec la descendance des trois premiers califes, vous nous collez des copier-coller sur les fautes qu'auraient commis PARCEQUE VOUS AVEZ UN DOUTE SUR CES FAUTES,VOUS OPEREZ SANS COUVERTURE, L ARGUMENTAIRE WAHABBI POINTE SON NEZ CROCHU ces califes, mais où est le rapport et la logique même, je vous le demande?

en apprenant ce que vous avez posté sur eux, il me vient a l'esprit cette question:

si ces califes ont fait tant de mal, pourquoi ali as a donné sa fille a l'un de ses pires ennemis et pourquoi la descendance de ali as a contracté des mariages avec eux?si ils leurs ont fait du mal, la moindre des choses c'est que ali as auraient defendu sa descendance de contracter des mariages avec ses rivaux...

plusieurs réponses sont plausibles:

1- soit ali as les respectait et entretenait de bons rapport avec eux ( position sunnite )
2- soit ali as était un hyppocrite et a fait taqiya mariant sa fille a son ennemi et demandant a sa descendance de contracter des mariages avec la descendance de ses ennemis.... (chose inconcevable par rapport a la qualié éminente de l'imam ali as)
il y a deux solutions et réponses possible:
soit tous ses hadiths que vous collez sont bons et donc malheureusement vous nous présentez un ali as lache et hyppocrite pactant avec les diables qui ont voler la terre de fadak, bruler les hadiths etc

ou soit ces hadith sont faux. ou bien historiquement ali as et sa descendance n'ont jamais contracté de mariage avec ses rivaux, chose qu'on doit prouver!

veuillez m'excuser si j'ai été brusque, mais j'attends des débats une certaine cohérence et non des copier coller qui nous mène a un hors sujet.

avez vous frère jawhar des hadiths ou récits historiques qui démontrerait que ces mariages entre descendance de ali as avec les descendances des trois premiers califes sont vrais ou fausse?
j'invite les autres membres a y participer et donner leur humble avis.

barakallahoufikoum

allahoumma salli ala mohammed wa alé mohammed

bon ramadan a tous, qu'allah agréer vos jeunes,amine


IL Y A DU COPIER COLLER AVEC DES SOURCES ET REFERENCES VERIFIABLES SUR VOS SHEIKHEIN EN REVANCHE VOS PROPOS SONT VIDES, AUCUN COPIER COLLER MALHEUREUSEMENT, CE SERAI PLUS INTERESSANT QUE VOTRE PROPAGANDE ZAIDITE.[


Récits du mariage dans les sources Chiites :

Muhammad ibn Abi Umayr — Hisham ibn Salim, qui rapportent que — Imam Jafar as-Sadiq a dit :
“Lorsque [Omar] a proposé à Amir al-Mu'minin, il a dit : "C'est une enfant". Puis il [Omar] a rencontré Abbas et lui a demandé : "Qu'est ce qui ne va pas ? Y a-t-il un problème avec moi ?" Abbas a demandé : "Pourquoi ?" Omar répondit : "J'ai demandé à ton neveu la main de sa fille en mariage, et il m'a rejetée. Oh, Je jure par Allah, je vais remplir le puits de Zamzam avec de la terre, je détruirai tous les honneurs que vous avez, et je vais mettre en place deux personnes pour témoigner qu'il a volé, afin que je puisse couper sa main droite. Alors, Abbas s'est rendu chez Ali et l'a informé de ce qui venait de se passer. Il a demandé à Ali de lui remettre l'affaire entre ses mains, et Ali accepta. ”
(Al-Kafi, vol 5)
Ali ibn Ibrahim — de son père — de Ibn Abi ‘Umayr — de Hisham ibn Salim et Hammad — de Zurarah, qui rapportent :
“Abu Abdullah (a.s) a dit au sujet du mariage de Umm Kulthoom : “C'était le vagin que nous avons été forcés de donner.” (Al-Kafi, vol 5)

Humayd ibn Ziyad — Ibn Sama‘ah — Muhammad ibn Ziyad — Abdullah ibn Sinan — Muawiyyah ibn ‘Ammar — Imam Jafar as-Sadiq :
“Je l'ai questionné au sujet de la femme dont le mari décède : "Devrait elle passer son 'iddah (période de veuvage obligatoire de quatre mois et dix jours) dans sa maison ? Il (l'imam) répondit : "Là où elle le souhaite. Lorsque Omar est mort, Ali est venu et a emmené Umm Kuthoum chez lui.” (Al-Kafi, vol 6
[/b]

ce mariage a été imposé et forcé, youm khamis, saqifa,l'attaque de la maison de Fatima(as)fadak,guerre "d'apostasie",ce mariage tout les elements sont la pour montrer qu omar avait la majorité pour lui, et que la pluspart des sahaba ont trahi et isolés les bani hashim.
l'Imam ali (as) avait été informé de tout ce quil allai se passer par le Prophète (saws), qui lui a ordonner As-Sabr et de ne pas réagir à ces évenements.
le plus important était preserver la famille bénie et eviter son extermination , afin que l'Imam Mahdi (af) puisse venir au monde.
Il rétablira la justice lors du raj'at.


Selon Abî 'Abdillah qui a dit : « Sais-tu avec quoi va commencer Al-Qâim, paix sur lui ? J'ai dit : non, il a dit : il va sortir ces deux là (Abu Bakr et Omar) encore moites et tendres et les brûlera et les fera disperser par les vents, et il cassera la mosquée » (Bihar al-anwar, d'al-Majlisy)

Et dans une autre narration, et quand il rentrera à Médine : « il fera sortir Allât et Al-'Ozzâ et il les brûlera » et à al-Majlisy de commenter en disant que Allat et Al-'Ozzaâ sont les deux idoles (Sanam Quraish) de Qoraich : Abou Bakr et 'Omar.


L’Imam ‘Ali (as) récitait ce du’a :
O Allah ! Maudis les 2 idoles de Quraysh (Abu Bakr et Omar),
ces 2 sorciers [de Quraysh],
ces 2 tyrans [de Quraysh],
ces 2 diffamateurs [de Quraysh]
et ses 2 filles (Aicha et Hafsa),
[O Allah maudit les car] ils (Abu Bakr et Omar) ont dilapidé Tes biens,
ils renié Tes devoirs,
ils se sont écartés de Tes commandements,
ils ont rejeté Ta révélation,
ils ont désobéi à Ton messager,
ils ont détruit Ta religion,
ils ont falsifié Ton Livre,
ils ont rendu Tes jugements (Ahkam) inéficients,
ils ont rendu caduques Tes obligations (Fara'id),
ils ont mécru (alhada) en Tes versets,
ils ont opprimé Tes proches (awliya),
ils ont secouru Tes ennemis,
ils ont semé la corruption (fasad) parmis Tes serviteurs ('ibad),
et ils ont semé la ruine dans Ton pays.
O Allah maudis- les tous les deux et leurs alliés (ansar) [car] ils ont mis en ruine la demeure de Ton Prophète,
ils ont enfoncé la porte de sa maison [de la demeure Prophétique],
ils ont cassé le toit [de la demeure Prophétique],
ils ont fait s'écrouler les murs [de la demeure Prophétique],
ils ont retourné toute la maison [la demeure Prophétique] sans dessus dessous,
ils ont détruit ses habitants,
ils ont tué leur supporter,
ils ont mis à mort leurs enfants,
ils ont chassé de la chaire (minbar) ses successeurs (wasy) et ses héritiers [de la science divine],
ils ont désiré pour eux la prophétie,
ils ont associé à Dieu [une autre divinité],
[O Allah pour tout ces méfaits et ces crimes] augmente la gravité de leur pêchés et met les éternellement dans [l'enfer] Saqar et qui te dira ce qu'est Saqar, il ne laisse rien et n'épargne rien.
O Allah, fais descendre sur eux Ton châtiment pour tous tous les pêchés qu'ils ont commis,
pour toutes les fois où ils ont dissimulé la vérité,
pour toutes les chaires (minbar) sur lesquel ils se sont hissés,
pour tous les croyants qu'ils ont oppressé,
pour tous les hypocrites qu'ils ont aimés,
pour tous les croyants pieux à qui ils ont causé du tort,
pour tous les bannis à qui ils ont donné l'hospitalité,
pour toutes les personnes qu'ils ont expulsées [injustement],
pour tous les mécréants qu'ils ont secourus,
pour tous les Imams envers qui ils ont agi cruellement,
pour toutes les obligations [religieuses] qu'ils ont modifiées [pour les rendre caduques],
pour toutes les pratiques religieuses de Ton Prophète qu'ils ont rejetées [rendu caduques],
pour toutes les fois où ils ont dissimulé le Mal,
pour tout le sang qu'ils ont versé,
pour tout le Bien qu'ils ont changé [en Mal],
pour tous Tes commandements qu'ils ont altérés,
pour toutes les mécréances [hérésies] qu'ils ont propagé,
pour tous les mensonges dont ils ont usé,
pour tous les héritages qu'ils ont pillé,
pour tous les butins qu'ils se sont appropriés [injustement],
pour tous les biens dont ils se sont accaparés et qu'ils ont [injustement] consommé,
pour tout le Khums (le 1/5 ième du butin) qu'ils ont considérés comme leur,
pour tout le Faux (batil) qu'ils ont institué comme fondation [de la société],
pour toute la cruauté qu'ils ont normalisé,
pour toute l'oppression qu'ils ont propagée,
pour toutes les promesses qu'ils ont déshonorées,
pour tous les engagements qu'ils ont rompus,
pour toutes les choses licites (halal) qu'ils ont rendues illicites (haram),
pour toutes les choses illicites (haram) qu'ils ont rendues licites (halal),
pour toute l'hypocrisie que couve leur coeur,
pour toute la traîtrise qu'ils portent en leur coeur,
pour tous ces (les) ventres qu'ils ont éventré,
pour toutes les côtes qu'ils ont brisées,
pour toutes les portes qu'ils ont enfoncées,
pour toutes les assemblées qu'ils ont dispersées,
pour tous les misérables qu'ils ont honorés,
pour toutes les personnes respectables et honorables qu'ils ont avilies et insultées,
pour tous les droits qu'ils ont usurpés,
pour tous les commandements des Imams auxquels ils se sont opposés,
[pour toutes ces méfaits que s'abatte Ta colère sur eux].
O Allah Maudis-les tous les deux (Abu Bakr et Omar)
pour tous les versets qu'ils ont falsifiés,
pour toutes les obligations religieuses (fara'id) qu'ils ont délaissées,
pour toutes les pratiques prophétiques (sunna) qu'ils ont modifiées,
pour toutes les prescriptions religieuses (ahkam),
pour tous les liens de parentés qu'ils ont rompus,
pour tous les témoignages qu'ils ont dissimulés,
pour tous les préceptes [ou testaments] (wasiyya) qu'ils ont négligés,
pour tous les serments qu'ils ont enfreints,
pour toutes les réclamations [de bon droit] qu'ils ont annulées,
pour toutes les allégeances qu'ils ont rejetées,
pour toutes les manigances qu'ils ont opérées,
pour toutes les traitrises dont ils ont usé,
pour tous les sentiers [de montagne] qu'ils ont grimpés
pour toutes les jarres qu'ils ont fait roulé
pour tous les défauts qu'ils possédent,
O Allah maudis-les tous les deux (Abu Bakr et Omar), secrètement et ouvertement aux yeux de tous, d'une malédiction permanente, constante et perpétuelle qui ne connait aucune rupture [dans sa durée] ni épuisement dans son intensité.
[o Allah maudis-les d'] une malédiction qui commence à l'aube et qui ne se termine pas [à la tombée de la nuit].
[O Allah maudis-les d'une malédiction] qui s'abat sur eux,
sur leurs partisans,
sur leurs secoureurs (ansar),
sur leurs amis,
sur leurs alliés,
sur ceux qui leur sont soumis ,
sur ceux qui approuvent leurs actions,
sur ceux qui les soutiennent,
sur ceux qui suivent leurs paroles
et sur ceux qui approuvent leurs actions.
Ensuite récitez 4 fois :
O Allah fais descendre sur eux un châtiment douloureux d'une telle violence que même les habitants de l'enfer commenceront à gémir [et te demander de les épargner d'un tel châtiment].
O Seigneur de l'Univers, accepte cette prière.
Amin.
Du’a authentique de l'Imam 'Ali [dans Muhaj Da"awât.
'Ali (as) dit : « Celui qui récite cette Dua est (en termes de récompense), comme un archer qui a tiré 1000 flèches dans la bataille de Badr et d'Ohud au côté du Prophète » (Mustadrak al-Wasa'il, v4, p405, Hadith #5021, Bihar al-Anwar, v82/85, p260, Hadith #5)
'Ali (as) dit : « Par celui qui possède la vie de Muhammed et d'Ali, celui qui récite cette prière obtiendra une énorme récompense de Dieu, de la même valeur que le fait d'avoir assisté avec le Prophète à la bataille d'Uhud et de Tabouq, et d'être tombé martyr en sa présence. Et la récompense de 100 Hajj et 'Umra en compagnie du Prophète, ainsi que la récompense de 100 mois de jeûne. De plus, il sera ressuscité au côté du Messager d'Allah le jour du Jugement où Dieu lui pardonnera ses péchés même s'ils sont plus nombreux que le nombre d'étoiles dans le ciel, ainsi que le nombre de grains de sable dans le désert, ainsi que le nombre de feuilles des arbres. De plus, le récitant sera également épargné du châtiment de la tombe où il lui sera installé une fenêtre ouvrant sur le Paradis. » (Misbah al Kafami Page 552 Bihar ul Anwaar vol 82/85 page 260)


Pourquoi l'Imam 'Ali (as) n'a pas cherché à se venger de Abu Bakr et Omar

Voici les explications détaillées du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sa sainte famille) rapportées par l'Imam 'Ali ('alayhi salâm) :

Imam Ali (alayhi Salam) a écrit à Mu'awiah:

« J'ai lu la lettre écrite de ta main. J'ai été très surpris et tu t’es beaucoup étendu sur cette affaire. La plus grande difficulté et le problème de cette Oumma est qu'une personne comme toi parle, et qu’il garde un œil sur ses intérêts généraux et personnels. Quand tu sais qui tu es et le fils de qui tu es, et aussi quand tu sais qui je suis et le fils de qui je suis, je réponds à ta lettre.

Je ne pense pas que tu comprendras, je ne pense pas que ton vizir Ibn Amr Naabega, qui pense comme toi, ne comprendra non plus, parce qu'il est celui qui t’a conseillé d'écrire cette lettre et s'est donné une bonne apparence en te conseillant d’écrire cette lettre. Tu as eu Iblis présent avec toi et ses compagnons indésirables étaient également présents.

Par Dieu, le Saint Prophète (saws) m'a informé qu'il avait vu que sur sa chaire douze imams déviés de Quraysh montaient et qu’ils descendaient sa chaire, leurs visages étaient comme des singes, qui ramènent sa Umma de Siratal Mustaqîm ( le Droit Chemin) retourner d'où ils étaient, et il m'a dit le nom de chaque homme, et combien de jours chacun d'entre eux règnera.

D'eux, dix seront de Quraysh; et les péchés de l'ensemble de la Ummah jusqu’au Jour du Jugement pour ces deux (Omar et Abu Bakr), seront équivalents au châtiment de l'ensemble de la Oumma : et aucun sang ne sera versé sans qu’il soit justifié (par leurs actes), et aucune femme ne sera pas violée, ni aucun ordre injuste ne sera donné que ce péché soit sur ces deux.

J'ai aussi entendu dire que lorsque les enfants d'Abu Aas atteindront 30 hommes, ils commenceront à interférer avec le Livre d'Allah et fera des serviteurs d'Allah leurs esclaves, et ils se distribueront entre eux la propriété d'Allah.

Et le Saint Prophète (saws) a dit: « O mon frère ! Tu n’es pas comme moi. Allah m'a ordonné que je montre la vérité, et il m'a informé qu'il va me sauver des gens, et Il m’ordonna de combattre même si je suis seul. Il a dit: « Combats donc dans le sentier d’Allah, tu n’es responsable que de toi même.” (Sourate Nisah: 84)

Et Il a dit: « Incite les croyants à la guerre. » (Sourate Anfal: 65)

Ainsi, toi et moi étions parmi les deux qui se battaient. Je suis resté à la Mecque jusqu'à ce que je l’ai fait. A cette époque, il n'y avait pas d’ordre pour le combat (defensive). Puis, Allah m'a donné l'ordre de combattre parce que la Religion n'était pas reconnue sans moi, ni la Sharia ni la Sunna, ni les règles, les limites, ou le halal ou le haram.

Et les gens, après moi, quitteront ce qu'Allah a ordonné et laisseront ce que je leur ai commandé au sujet de Wilayat et l'autorité que j'ai dit que tu possèdes.

Ils le feront volontairement, non à cause de l'ignorance ou parce qu'ils ne pouvaient pas comprendre, en particulier ils rejetteront les questions qu'ils ont présenté devant toi avant qu'ils s'opposent au sujet de ce que Dieu a révélé te concernant.

Donc, si tu trouves une aide pour t’opposer à eux, alors lutte contre eux. Si tu n'obtiens pas les aides, alors retiens tes mains et sauve ta vie, parce que si tu t’opposes, ils te tueront. S’ils t’obéissent et te suivent, alors fais les suivre le droit chemin, sinon, laisse-les. S'ils acceptent ce que tu dis, et que certaines personnes s’opposent à toi, toi aussi opposes-toi et combats-les.

Si tu ne trouves pas les aides, alors retiens ta main et sauve ta vie, et sache que si tu les appelles vers toi, ils ne seront pas d'accord. Mais si tu établis ton autorité sur eux, ne les quitte pas. Sans doute, mon frère, tu n’es pas comme moi. J'ai établi ton autorité et ai fait connaître ce que Dieu a révélé te concernant.

Les gens ne se rendent pas compte que je suis vraiment le Messager d'Allah, et mes droits et l'obéissance à moi sont à la fois obligatoires y compris ce que j’ai fait connaître à ton sujet.

Certes, j'ai fait connaître ton autorité et ai établi ton Amr, donc si tu te tais, tu ne pourras pas être un pécheur, mais je voudrais que tu les appelles, même s’ils ne répondent pas à ton appel.

Les oppresseurs de Quraysh te domineront, et je crains pour toi que si tu te dresses pour confronter la communauté, t’opposer à eux et les combattre sans avoir un groupe d'assistants par l'intermédiaire de qui tu obtiendras la force, ils te tueront.

Si cela arrivait, la Lumière d'Allah diminuerait, et il n’y aurait plus d’adoration d'Allah sur la terre. La Taqiyah est la religion de Dieu, et celui qui ne pratique pas Taqiyah n'a pas de Religion.

Cela est venu du sort et du destin d'Allah qu'il y ait séparation dans cette Oumma. S'Il le voulait, Il aurait rassemblé tout le monde sur la Guidance et il n'y aurait pas de divergences entre deux personnes et il n'y aurait pas la désunion au sein de la création et on ne s'opposerait pas au sujet de toutes les questions d'Allah, et le moins digne ne nierait pas les plus dignes.

S'Il le voulait, Il le punirait bientôt et changerait cela jusqu'à ce que l'oppresseur soit mis en tort, et que le lieu où se trouve la Vérité soit connu.

Allah a créé le monde pour les actions (‘Amal) et a fait le Aakhirah (le dernier monde) un lieu de récompense et de punition - « (de sorte) qu'Il récompense ceux qui font le mal selon ce qu'ils font, et (qu’) Il récompense ceux qui font le bien par la bonté.” (sourate Najm: 31).

Alors j'ai (Ali, alyahi Salam) dit : “Merci à Dieu pour Ses bénédictions et la patience (qu’Il m’a accordée) face aux calamités et j’ai baissé la tête devant lui (le Messager d’Allah) et je suis heureux avec Ses décisions.”

Le Messager d'Allah (saws) a dit: « O mon frère, c’est une heureuse nouvelle pour toi que ta vie et ta mort soient avec moi, et tu es mon frère, tu es mon successeur et tu es mon vizir, et tu es mon héritier , et tu lutteras sur ma Sunnah. Tu as le même statut pour moi que Harun (psl) avait envers Mussa (as), et pour toi, les meilleures traces de Harun sont présentes.

Quand son peuple le rendirent faible et l'accablait, il s’en est fallu de peu qu'ils le tuent. Alors sois patient face à l'oppression de Quraysh et leur domination sur toi, parce que les poitrines de la communauté sont remplies de malice, et de l'inimitié de Badr et de Uhud.

Moussa (as) a ordonné à Harun quand il a été fait calife dans sa communauté que s'ils s’égarent, et qu’il obtient des aides, alors il pourrait lutter contre la communauté. S’il ne trouve pas d’aides, alors qu’il se retienne et sauve sa vie et ne crée pas la désunion parmi eux.

Alors, toi aussi, fais la même chose. Si tu as des soutiens, alors lutte contre eux, si tu n'obtiens pas de soutien, alors retiens ta main et sauve ta vie, parce que si tu opposes, ils te tueront.

S’ils t’ écoutent et t obéissent, alors guide-les vers la Vérité, et tu dois savoir que si tu ne contrôles pas ta main, et sauve ta vie alors que tu n’obtiens pas de soutien, alors, je crains pour toi que les gens ne reviennent à l’adoration des idoles et ne nient que je suis Messager d'Allah.

Fais connaître ton autorité et appelle-les afin que tes ennemis et ceux qui s'opposent à toi soient détruits, et pour que les populations en general et les gens en particulier demeurent en sécurité.

Si un jour, tu obtiens du soutien de sorte que tu puisses établir le Livre et la Tradition (Sunna), alors combats pour (faire connaître) le sens caché du Coran, comme je me suis battu sur son sens apparent.

Par cela, ceux de la Oumma qui se sont présentés avec l'inimitié envers toi, ou ont fait prevue d'hostilité envers quiconque de tes successeurs seront détruits.

Ils ont montré l'inimitié envers toi, ont refuse (la Vérité) et ont choisi un Deen (voie), qui est contre ton Deen (Voie).”
Source : Salim bnu Qays, hadith 25





Ceci est confirmé dans le livre de Bukhari, qui est considéré Sahih par les sunnites :
Sahih Bukhari Hadith : 8.587
Abu Huraira rapporte :
Le Prophète dit : « Lorsque je dormais, un groupe (de mes compagnons ont été amenés près de moi), et lorsque je les ai reconnus, un homme (un ange) est sorti de parmi (nous) moi et eux, et (leur) dit, ' Venez.»
J'ai demandé : « Où? »
Il a dit: ‘Au Feu (l’Enfer), par Allah ! ', je demandai : "Qu'est-ce qui ne va pas avec eux ?"
Il dit: « ]color=red]Ils ont renié la religion et sont devenus infidèles après que tu sois parti. » [/color]
Alors Voici ! (Un autre) groupe (de mes compagnons) ont été amenés près de moi, et lorsque je les ai reconnu, un homme (un ange) est venu vers (moi et eux) et (leur) dit : « Venez. »
J'ai demandé " Où?»
Il a dit: «Au Feu (l’Enfer), par Allah.»
J'ai demandé : « Qu'est-ce qui ne va pas avec eux?» Il dit: « Ils ont renié la Religion pour devenir des infidèles après que tu sois parti.
Ainsi, je n'ai vu aucun d'entre eux échapper à l'exception de quelques uns qui étaient comme des chameaux sans berger.»


Sahih al-Bukhari Hadith : 8.578
' Abdullah rapporte :
Le Prophète dit, «Je suis votre prédécesseur au Bassin.» Abdullah a ajouté : Le Prophète dit, "Je suis votre prédécesseur au Bassin, et certains d'entre vous seront amenés en face de moi jusqu'à ce que je les vois, puis ils seront repris loin de moi et je dirai, ' O Seigneur, mes Compagnons !» On dira, ' Tu ne sais pas ce qu'ils ont fait une fois que tu es parti.»

Sahih al-Bukhari Hadith : 8.584
Anas rapporte :
Le Prophète dit, « Certains de mes compagnons viendront vers moi à mon Bassin, et après que je les aies reconnus, ils seront pris loin de moi, après quoi je dirai, «Mes compagnons!» Puis on dira, ' Tu ne sais pas ce qu’ils ont inventé (innové) dans la religion après toi.» (également Sahih Muslim, partie 15, pp 53-54)

Sahih al-Bukhari Hadith : 8.585
Abu Hazim rapporte de Sahl bin Sa'd:
Le Prophète dit, "Je suis votre prédécesseur (précurseur) au Bassin, et celui qui va passer par là, boira de celui-ci et celui qui boira de celui-ci, il n’aura jamais soif. Viendront vers moi certaines personnes que je reconnaîtra, et elles me reconnaîtront, mais une barrière sera placée entre moi et eux.» Abu Hazim est ajouté : Nu'man ben Abi ' Aiyash, en m’entendant, dit : « Avez-vous entendu cela de Sahl?» J’ai dit, "Oui". Il dit: "Je suis témoin que j'ai entendu Abu Said Al-Khudri, disant la même chose, ajoutant que le Prophète a déclaré: « Je dirai :
Ils sont mes compagnons. Puis il va être me dit: ' Tu ne sais pas ce qu'ils ont inventé (innové) dans la religion après que tu sois parti '. Je dirai, «Très éloignés, très éloignés (de la Miséricorde), ceux qui ont changé après moi.»
Abu Huraira rapporta que le Prophète dit, "Le Jour de la Résurrection un groupe de compagnons viendra à moi, mais sera éloigné loin du Bassin, et je dirai, « Seigneur, (ce sont) mes compagnons!» On dira, ' Tu n’as pas idée de ce qu’ils ont inventé après que tu sois parti ; ils ont quitté la Religion comme des renégats".

Sahih al-Bukhari Hadith : 8.586
Relaté Ibn al-Musaiyab :
«Certains hommes de mes compagnons viendront à mon Bassin et ils seront éconduits loin de moi, et je dirai, « Seigneur, mes compagnons!» On dira, ' Tu n’as pas idée de ce qu’ils ont innové après que tu sois parti : ils ont renié la Religion pour devenir des infidèles.» (également Sahih Muslim, partie 10, p64, aussi P59)


Sahih al-Bukhari Hadith : 8.592
Narration Asma ' bint Abu Bakr :
Le Prophète dit, "Je serai debout au Bassin afin que je voie lesquels parmi vous viendront à moi ; et certaines personnes seront éloignées de moi et je dirai: « Seigneur, (ils sont) de moi et de mes disciples.» Puis on dira: « As-tu remarqué ce qu'ils ont fait après toi? Par Allah, ils n’ont cessé de tourner leurs talons (renié l’Islam).»[/b] Le sous-narrateur, Ibn Abi Mulaika dit, O Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi du reniement de la Religion, ou que nous soyons mis à l’épreuve dans notre religion.»

Sahih al-Bukhari Hadith : 9.172
Narration Asma ' :
Le Prophète a dit : "Je serai à mon Bassin (Kauthar) en attente de celui qui viendra à moi. Ensuite, certaines personnes seront prises loin de moi après quoi je dirai, «Mes disciples!» On dira, ' [b]Tu ne sais pas qu’ils sont devenus aposats comme des renégats (déserté leur religion).»»
(Ibn ABI Mulaika dit, «Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi contre le fait de tourner nos talons de la religion (islamique) et d’être mis à l’épreuve").

Sahih al-Bukhari Hadith : 9.173
La narration ' Abdullah :
Le Prophète dit, "Je suis votre prédécesseur au Bassin (Kauthar) et certains hommes parmi vous seront amenés devant moi, et quand je vais tenter de leur donnerleur part d'eau, ils seront tirés loin de moi par la force. Après quoi je dirai, «Seigneur, mes compagnons!» Puis le tout-Puissant dira : 'Tu ne sais pas ce qu'ils ont fait une fois que tu es parti, ils ont introduit de nouvelles choses dans la religion après toi.»

Sahih al-Bukhari Hadith : 9.174
La narration de Sahl bin Sa ' d :
J'ai entendu le Prophète disant: «Je suis votre prédécesseur au Bassin (Kauthar), et celui qui viendra à lui, va boire, et celui qui va boire n’aura jamais soif après cela. Il viendra certaines personnes que je connais et qui me connaissent, et puis une barrière sera instituée entre moi et eux.» Abu Saïd al-Khudri a ajouté que le Prophète a encore dit: «Je dirai : ces personnes sont de moi. On dira, ' Tu ne sais pas quels changements et nouvelles choses ils ont introduits après toi.» Puis je dirai : « Retiré loin (de la Miséricorde) éloignés (de la Miséricorde), ceux qui ont changé après moi ! »

Le Messager d'Allah (saws) a dit :
- « Je laisse ce qui vous permettra si vous l’observez, de ne jamais dévier de la bonne voie après moi, le Livre de Dieu et ma descendance, les gens de ma famille (ahl ul Bayti). Ces deux choses ne seront jamais séparées jusqu’à ce qu’elles me rejoignent au Bassin. »

Le Messager d’Allah (saws) dit : « Tu trouveras certes beaucoup de difficultés après moi ! »[/b] Imam Ali (as) répondit : « Est-ce pour la sécurité de ma religion ? » Il (saws) a dit : « Oui.»

- « Après moi [b]la nation te trahira tout en vivant selon ma religion, et tu seras tué tout en observant ma tradition, celui qui t’aime m’aime et celui qui te déteste me déteste, et celui-là éclore de celui-là
. »

- « Il y aura après moi une discorde, si tel est le cas,mettez-vous avec Ali, il est celui qui distingue le bien du mal. »

- « Il y a parmi nous quelqu’un qui se bat contre la déformation du coran, comme j’ai combattu pour sa révélation, on a dit : Abu Bakr et Omar, le Messager d’Allah (saws) répondit : « Non», c’est celui qui a les souliers recousus (Ali). »

- « Par celui qui détient mon âme entre ses mains ! Il y a parmi vous un homme qui combattra après moi contre la déformation du coran comme j’ai combattu les idolâtres pour sa révélation. Lesquels prononceront la Shahâdat, chose qui rendra difficile leur anéantissement par les gens, jusqu’à ce qu’ils poignardront le défenseur de Dieu et haïront sa mission comme Moise haït l’affaire du bateau, du jeune homme et du mur, tout ceci est du bon vouloir de Dieu, puissant Soit-Il. »

- « Ô Ali ! Jésus est ton exemple : les juifs le détestèrent au point de calomnier sa mère, et les chrétiens l’aimèrent au point de le prendre pour ce qu’il n’est pas. »

- « Ô Omar ! (fils de Khattab, deuxième calife) si tu vois Ali emprunter une voie et les gens une autre, suis Ali et laisse les gens, car il ne te montrera pas un péché et ne te déviera pas de la bonne voie. »
Les hadith ci-dessus sont tirés de la compilation de hadiths du Kanz ‘Amal (Hadith sunnites)

Imam Malik rapporte dans son Muatta, que le Messager de Dieu (saws), arrivant devant les tombes des martyrs de Ouhoud, dit: « Ceux-là, je témoigne en leur faveur! » Abu Bakr, lui demande: « O! Messager de Dieu! Nous sommes soumis comme eux, n'avons nous pas combattu comme eux? », le Messager d’Allah (saws) dit : « Oui, mais je ne sais pas ce que vous allez faire après moi![/b] », Abu Bakr pleura deux fois et dit: « Nous vivrons après toi !? »

Sahih al-Bukhari Hadith: 4.375
Rapporté par Anas bin Malik:
Le Messager d’Allah (saws) dit aux Ansars : « Vous trouverez après moi de grands égoïsmes (UTHRAH). Alors soyez patient jusqu'à ce que vous rencontriez Allah et que vous rencontriez Son Messager à al-Kauthar (c'est à dire une source au paradis) !” Anas ajoute : « Mais nous ne sommes pas restés patients. »

Sahih al-Bukhari Hadith: 5,488
Rapporté par Al-Musaiyab:
« J'ai rencontré al-Bara bin ‘Azib et lui ai dit : « Puisses-tu vivre dans la prospérité ! Tu as aimé la compagnie du Prophète et lui a prêté allégeance (à al-Hudaibiya) sous l'arbre (d’al-Houdaybiyya). »
Sur ce, al-Bara a dit : " Ô mon neveu! [b]Tu ne sais pas ce que nous avons fait après lui (c'est à dire sa mort). "


D’après 'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui), le Saint-Prophète (saws) a dit: "Vous suivrez la voie de ceux qui vous ont précédé empan par empan et coudée par coudée, même s'ils entraient dans un trou de lézard, vous les auriez suivis."
« O Envoyé d'Allah, nous écriâmes-nous, s'agit-il des juifs et des chrétiens ? »
« Et alors, répliqua-t-il, de qui donc, sinon ? »

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JAWHAR
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 31 Juil 2011 - 19:08


Tout les élemets de réponse sont dans le poste précedent, Comment oser parler de l'Imam Ali (as) de la sorte , le Mujahid suprême, le héros de l'Islam,

la fatah 'ala 'Ali wa la saif 'ala dhoul fiqar!

étudier la vie de vos 2 sheikh , qui ont fuit le jour d'ouhoud et hounain, vos sheikh qui dans les écrits n'ont térassé aucun ennemis d'Allah swt.
Retournez à vos jeunes études, avant d'allonger des mots tels que lacheté, hypocrisie après le nom d'Ali Ibn Abi Talib (as) celui que le Prophète saws surnomma Asadallah!
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JAWHAR
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MessageSujet: AVIS D AVICENNE SUR LA CALIFAT   Dim 31 Juil 2011 - 19:32

Choix du calife
Étant donné que le Prophète était un être humain et que sa durée de vie était donc limitée, il lui fallait un successeur ou khalifa [calife]. Celui-ci gouverne après lui et a pour mission d’appliquer les "enseignements du Prophète". En ce sens, tout gouvernant en Islam est calife. Comment s’effectue le choix de ce calife ? Cela a été l’un des problèmes majeurs posés à la pensée islamique au cours des siècles ; pour le résoudre, Avicenne a estimé que ce choix qui relevait du Prophète de son vivant, devait se faire par voie de consultation et de consensus des personnalités influentes après sa mort. « Le Prophète ne désigne comme successeur et n’accepte que les hommes influents ne désignent comme successeur que celui dont ils sont sûrs qu’à lui seul appartient le pouvoir politique,qu’il a une pensée pénétrante, est pétri de nobles vertus en fait de courage, de tempérance et de sens de l’organisation, connaissant si bien la loi que personne ne peut rivaliser avec lui quand il s’agit d’en comprendre les secrets et le fonctionnement profond." L’obéissance est due au dirigeant qui remplit ces conditions et possède ces qualités. Tous ont le devoir de châtier celui qui se révolte contre lui ; en ne le faisant pas, ils désobéiraient à Dieu et le renieraient. Il est permis de tuer
quiconque se soustrait à cette obligation alors qu’il peut le faire et qu’il connaît la légitimité de la prétention de celui-là au califat. »



VOILA DONC CE QUE VOTRE PSEUDO AVICENNE PENSAI DU KHILAFA, MODE NACIBI, CHOURA,PAS D IMAMAT.
VOILA DONC LES RAISONS DE L ATTACHEMENT A ABU BAKR OMAR OTHMAN LAHNATALLAH AJMA'IN! DANS VOTRE POST.
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Assiddiqa
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Dim 31 Juil 2011 - 20:59

avicenne a écrit:
salam alikoum,

une chose me turlupine l'esprit frère jawhar avec vos copier coller, je m'explique.
apparemment ali as avait des liens de famille très forte avec la famille des trois premiers califes. une personne sensée aurait répondu au poste du frère en disant:

1- soit c'est vrai il y a eu des mariages entre eux pour X raisons
2- soit c'est faux ali as et ses descendants n'ont pas contracté de lien avec les trois premiers califes.

et on aurait débattu et sorti les récits chacun pour défendre sa position.
hors ce que vous faîtes frère jawhar est un total hors sujet excusez moi du peu, au lieu d'argumenter, a savoir si oui ou non l'imam ali as et sa descendance ont effectivement contracter des mariages avec la descendance des trois premiers califes, vous nous collez des copier-coller sur les fautes qu'auraient commis ces califes, mais où est le rapport et la logique même, je vous le demande?

en apprenant ce que vous avez posté sur eux, il me vient a l'esprit cette question:

si ces califes ont fait tant de mal, pourquoi ali as a donné sa fille a l'un de ses pires ennemis et pourquoi la descendance de ali as a contracté des mariages avec eux?si ils leurs ont fait du mal, la moindre des choses c'est que ali as auraient defendu sa descendance de contracter des mariages avec ses rivaux...

plusieurs réponses sont plausibles:

1- soit ali as les respectait et entretenait de bons rapport avec eux ( position sunnite )
2- soit ali as était un hyppocrite et a fait taqiya mariant sa fille a son ennemi et demandant a sa descendance de contracter des mariages avec la descendance de ses ennemis.... (chose inconcevable par rapport a la qualié éminente de l'imam ali as)

il y a deux solutions et réponses possible:
soit tous ses hadiths que vous collez sont bons et donc malheureusement vous nous présentez un ali as lache et hyppocrite pactant avec les diables qui ont voler la terre de fadak, bruler les hadiths etc

ou soit ces hadith sont faux. ou bien historiquement ali as et sa descendance n'ont jamais contracté de mariage avec ses rivaux, chose qu'on doit prouver!

veuillez m'excuser si j'ai été brusque, mais j'attends des débats une certaine cohérence et non des copier coller qui nous mène a un hors sujet.

avez vous frère jawhar des hadiths ou récits historiques qui démontrerait que ces mariages entre descendance de ali as avec les descendances des trois premiers califes sont vrais ou fausse?
j'invite les autres membres a y participer et donner leur humble avis.

barakallahoufikoum

allahoumma salli ala mohammed wa alé mohammed

bon ramadan a tous, qu'allah agréer vos jeunes,amine

Wa 'alaykum Salam

Qui était Umm Kulthum, l'épouse d'Umar ?


Fait 1
L'évidence historique sunnite prouve que le mariage d'Umm Kulthum et d'Umar a eu lieu en l'an 17 de l’hégire lorsqu’elle était âgée de 5 ou 4 ans ! Ceci mettrait sa naissance en l’an 12 ou 13 de l’hégire. Références sunnites : - Histoire d'Abul Fida, vol. I p 171 - Al Farooq par Shibli Numani, vol. II p 539

L'exposition historique prouve que Hazrat Fatima (as) mourut 6 mois après le décès de son père, la date de la mort remonterait en l'an 11 de l’hégire alors qu'Umm Kulthum serait née en l'an 12 ou 13 de l’hégire. Référence sunnite : Sahih Al-Bukhari, version arabo-française, voir les traditions déjà citées les chapitres précédents. Référence Shi’ite : Anwarul Hussania, v3, p39

Donc, comment est il possible qu’Umm Kulthum soit née après la mort de Fatima (as) si les Sunnites mentionnent qu'elle fut mariée à Omar en l'an 17 de l’hégire à l’âge de 4 ou 5 ans, cela mettrait sa date de naissance en l’an 12 ou 13, qui serait après la mort de sa mère ? !


Fait 2

L'évidence historique sunnite prouve qu'Umm Kulthum (l'épouse d'Umar) est morte avant l’an 50 de l’hégire, l’Imam Hasan (as), Abdullah ibn Umar et Sa’d Ibn Abi Waqas ont offert sur sa dépouille les prières funèbres.

En outre il est digne de noter que l’Imam Hasan (as) tomba en martyr en l'an 50 de l’hégire. Références sunnites : - Al Istiab par d'Ibn Abdul Barr, page 795 du volume 2 - Tarikh Khamis vol. II p 318 - Histoire d'Al-Tabari vol. 5/6, p16

Mais, il y a d’autres références qui exposent que Hazrat Umm Kulthum (que les bénédictions soient sur elle, la fille de l'Imam Ali et de Fatima Zahra) était présente à Kerballa en l’an 61 de l’hégire. Après l'incident de Kerballa, Zainab bint Ali (que les bénédictions soient sur elle) est morte en l’an 62, puis Abdullah Ibn Jafer Tayyar s’est marié avec Umm Kulthum bint Ali (que les bénédictions soient sur eux tous).

Il n'y a aucune contradiction au fait qu'avant Umm Kulthum bint Ali (les bénédictions soient elle), Zaineb (les bénédictions soient sur elle) était mariée à Abdallah In Jafer (les bénédictions soient sur lui).

En outre il est vrai qu’en l'an 61 de l’hégire (l’incident de Kerballa) Zaineb était encore vivante et qu’Umm Kulthum bint Ali se soit mariée après l'an 61 de l’hégire avec Abdullah Ibn Jafer.

Mais où se situe la contradiction ?
En ce qui concerne les premières références, la dame qui s’était mariée à Omar par le nom Umm Kulthum est morte avant l’année 50 de l’hégire, car l’Imam Hasan (as) lui avait offert des prières funèbres. Ceci nous laisse à croire que la dénommé Umm Kulthum marié à Omar n’était pas la fille de l'Imam Ali (as).

Références sunnites : - Roza tul Ihbab, page 585 du volume 3 - Bidayah wa Al-Nihayah, page 318 du volume 3 - Tarikh Khamis


Fait 3
Le savant sunnite Ibn Qutaybah en son livre « Al Maarif » mentionne que toutes les filles de l'Imam Ali (as) ont été mariées aux fils d'Aqeel et d'Abbas à quelques exceptions. Mais il n'a pas mentionné qu'Umm Kulthum (qu’Allah la bénisse) s’était mariée à Omar.

Les exceptions étaient pour Umm Hasan (bint Sa’id) et Fatima. Référence sunnite : Al-Maarif, Ibn Qutaybah, p 80

Pour ceux qui réclament qu'un tel mariage s'est produit, nous vous saurions gré de répondre aux questions suivantes : Quel était l'âge d’Omar au moment du mariage ? Quand Omar mourut, qu’elle était l'âge d'Umm Kulthum ? Pourriez-vous brièvement énoncer les noms des épouses d'Omar ? Pourriez-vous affirmer avec exactitude le caractère de la personne qui a relaté cette histoire ? (Je parle de Zubair Ibn Bakar) ? Vous connaissez combien d'enfants ont été soutenus d'Umm Kulthum par le mariage avec Omar ? Qui était alors cet Umm Kulthum alors ?

Il serait approprié de mentionner les autres épouses d'Omar à ceci jointes, non seulement pendant sa période païenne mais également après avoir embrassé l'Islam.

Sa première épouse était Zainab la soeur d'Uthman Ibn Mazun.
Sa deuxième épouse était Qariba, la fille d’Umait Ibn Makzami et la soeur d’Umm Salma l'épouse du saint prophète (splf). Elle a été divorcée en l’an 6 de l’hégire après la conclusion de la trêve de Hudaibiya.
Sa troisième épouse était Malaika, la fille de Jarul Al Khuzai qui s'est également appelé Umm Kulthum qui n'a pas embrassé l'Islam et a été divorcé en l’an 6 de l’hégire.

A son arrivée à Médine, il s’est marié avec Jamila, la fille d'Asim Ibn Thabit qui était une noble dame Ansari et avait combattu à Badr. Le prénom de Jamila fut donné par le prophète (splf) lors de sa conversion à l’Islam. Omar divorça d’elle également pour une certaine raison inconnue.
Omar a également eu d'autres épouses notamment, Umm Hakim, la fille d'Al Harith Ibn Al Hisham Makhzumi, Fukhia Yamania et Atika, la fille de Zaid Ibn Amr etc.… Référence sunnite : Al Faruq - volume 2 de Shibli Numani, p343 chapitre XIX (sa famille)
Il est digne de noter que l'auteur, Shibli Numani a ignoré la fille du premier calife, Abu Bakr. Ceci expliquerait vraiment que la Umm Kulthum qui était marié à Omar n'était pas la fille de l’Imam Ali, comme les références historiques correctes le démontrent, mais la fille d'Abu Bakr. Il est également digne de mentionner les apostilles qui ont été incluses quand Shibli Numani relate au sujet du mariage d’Umm kulthum bint Ali (qu’Allah soit satisfait d’elle) dans le chapitre ci-dessus. Je le cite mot par mot :
« Il y avait un autre Umm Kulthum qui avait été son épouse mais les historiens font une distinction claire entre les deux »
Maintenant comme un étudiant de l'histoire, je voudrais poser les questions suivantes :
- Qui est cet autre Umm Kulthum qui a été mentionné dans les références historiques ? - Est-elle la même Umm Kulthum qui a été divorcé (Malaika la troisième épouse) en l’an 6 de l’hégire ? - Nous savons également qu'il y avait « deux » Umm Kulthum que Shibli Numani a mentionné plus haut, est-ce correct ? - Où est-elle la même Umm Kulthum la fille d’Abu Bakr ? Si oui, pourquoi l'auteur ne le précise pas ainsi ?
Voici la réponse des documents historiques :
Après la mort d'Abu Bakr, une fille a été soutenue de lui qui a été nommé Umm Kulthum.
Veuillez se référer aux références sunnites suivantes pour confirmation.
Références sunnites : - Histoire d'Al-Tabari, édition sindbab, version française, la mort d’Abu Bakr, page 115, vol 4 - Tarikh Kamil, vol 3, page 121, imprimée en Égypte - Tarikh Khamis, vol 2, page 267, imprimée en Égypte - Al-Isaba, par Ibn Hajar Al-Asqalani, page 27, vol 3
Également veuillez considérer qu'Abu Bakr est mort en l'an 13 de l’hégire mentionné dans le livre de références sunnites suivantes : - Histoire des califes par Jalauddin Al-Suyuti

Ceci impliquerait la réclamation originale faite par les premières références que j'ai données sur l'âge de 4 ou 5 ans d'Umm Kulthum au moment du mariage. Puisque qu’Umm Kulthum bint Abu Bakr est née en l’an 13 de l’hégire et s’était marié en l’an 17, cela lui donnerait un âge de 4 ans. Comme Aisha était la sœur âgée d'Umm Kulthum bint Abu Bakr, pour cette raison Omar avait demandé la main d'Umm Kulthum par l’intermédiaire d’Aisha et avait accepté ceci.
Veuillez se référer aux références sunnites suivantes : - Tarikh Khamis, vol 2, page 267, imprimée en Égypte - Tarikh Kamil, vol 3, page 21, imprimée en Égypte - Al Istiab d'Ibn Abdul Barr, vol 2, page 795, imprimé à Hyderabad Deccan

Ceci ne nous laisse aucun doute de croire que cette Umm Kulthum qui se maria à Omar était la fille d'Abu Bakr et non Umm Kulthum la fille de l'Imam Ali (as) ! ! !

Indépendamment de ce que j'ai révélé ci-dessus, il y a beaucoup plus d'anomalies pour la réclamation qu'Umm Kulthum se soit mariée à Omar :


SOURCE CHIITE : AL-KAFI

Al-koulayni dans son livre al-kafi a rapporté 4 recueils prouvant ce mariage.
1- D'après Ali Ibn Ibrahim d'après son père d'après Ibn Abi Oumayr d'après Hichem Ibn Salem et Hamad d'après Zourara d'après Abi Abdellah (as) concernant le mariage d'Oum Kalthoum, a dit :" elle était (une femme) pris de nous par la force." (Furu' al-Kafi, vol. 5 p. 347, Chapitre le mariage d’Oum Kalthoum, Dar al-Adwa, Beirut 1992)

Ce hadith est Haçan (bon) selon Al-Mouhaquiq chiite al-Majlissi dans son livre « Mir-aat al-'ouqoul » dans son sharh voir tome 20 page 24
Réponses :

Comment peut-on conclure à partir de ce hadith que Um Kalthoum la fille de Fatima (as) s'est marié avec Omar ? :

Il est très simple de constater en effet que:

1 : On ne parle pas du tout dans ce Hadith de Omar.
2 : On ne parle pas du tout dans ce hadith de Mariage avec Omar ( Nikah) !

3 : On ne parle pas non plus de l'Imam Ali(as) ni de Seyyida Fatima (as).

4 : On ne dit pas Qui est Um Kalthoum en question ici. En effet, le nom Um Kalhtum etait si populaire à l'époque qu'il serait « débile » et « hasardeux » de penser à Um Kalthum binte l'Imam Ali(as) à chaque fois le nom de Um Kalthum est mentionné !
Conclusion: Ce hadith est trop vague et ne peut être présenté comme preuve en faveur d'un mariage entre Omar et Um Kalthum. Loin de la.

Lisons le suivant :

2- d'après Muhammad ibn Abi 'Umayr, d'après Hisham ibn Salim a dit : Imam Ja'far as-Sadiq (as) a dit : Lorsque Omar (ra) a demandé au Prince de Croyants (as) (Oum Kalthoum(as) au mariage), il lui a répondu qu?elle est encore jeune.Alors il [ Omar (ra)] a rencontré al- 'Abbas et lui a demandé, ` qu'est-ce qui ne vas pas chez moi ? Y a-t' il un problème avec moi? Al-'Abbas a demandé, le ` pourquoi' Omar a répondu, ` que j'ai demandé à votre la main de sa fille, et il m'a rejeté. Ah, je jure par Allah, je remplirai le puit de Zamzam de terre, je détruirai chaque honneur que vous avez, et j'installerai deux témoins pour témoigner qu'il a volé, et je lui couperai sa main droite. Al-'Abbas est sur quoi venu voir Ali et l'a informé de ce qui c'est passé (avec Omar). Il a demandé à Ali de le laisser s?occuper de cette affaire, et Ali accèpta."(Furu 'al-Kafi, vol. 5 p. 347-348, Chapitre le mariage d'Oum Kalthoum, Dar al-Adwa, Beirut 1992)

Ce hadith est Haçan (bon) selon Al-Mouhaquiq chiite al-Majlissi dans son livre « Mir-aat al-?ouqoul » dans son sharh voir tome 20 page 24


Voici un hadith qui nuit énormément à la réputation de Omar. Relisez le hadith et faites votre conclusion !

?..que j'ai demandé à votre neveu la main de sa fille, et il m'a rejeté. Ah, je jure par Allah, je remplirai le puit de Zamzam de terre, je détruirai chaque honneur que vous avez, et j'installerai deux témoins pour témoigner qu'il a volé, et je lui couperai sa main droite?


Ce hadith illustre que Omar, le « deuxieme calife, s'est comporté d'une manière très violente et complètement injuste à l'égard de l'Imam Ali(as) ?!

- Vous êtes en train de nous démontrer (en nous brandissant ce Hadith) que le calife Omar par simple vengeance et afin d'atteindre un but purement personnel, est capable de porter des allégations mensongères, et de fausses accusations à l'égard de l'Imam Ali (as) et lui couper la main , alors que dernier n'a commis aucun crime !!!

- Mettez vous à la place de l'Imam Ali (as), accepteriez-vous de marier votre fille dans ses conditions? Ce mariage serait-il même ilégitime.

Non seulement, il nuit à l'image du calife Omar, mais en plus et surtout n'apporte aucune preuve que Omar s'est bien marié avec Um Kalthum la fille de l'Imam Ali (as). En effet, tout ce qu'on peut conclure de ce hadith :

1 : l'Imam Ali (as) a rejeté la demande de Omar.
2 : L'Imam Ali (as) a accepté que Al-Abbas s'occupe de l'affaire en question. Ceci ne veut pas dire que l'Imam Ali (as) a accepté le mariage ! la Nuance est énorme! Donc, que s'est-il passé à par la suite? Ce hadith ne le dit pas. Point barre.

Par conséquent, encore une fois, voila un hadith qui reste trop vague et qui ne prouve pas du tout que Omar s’est marié avec Um Kalthoum binte Fatima (as).

Suivant :

3- D'après Humayd ibn Ziyad, d'après Ibn Sama'ah, d'après Muhammad ibn Ziyad, d'après 'Abdullah ibn Sinan, d'après Mu'awiyah ibn 'Ammar a dit : Je l'ai interrogé au sujet d'une femme dont le mari est mort où elle doit dépenser son iddah dans sa maison, ou où elle veut? Il a répondu, où elle veut. Quand Omar est mort, Ali est venu prendre Oum Kalthoum à sa maison."(Furu' al-Kafi, vol. 6 p. 117, Chapitre celle où le mari est mort où dépense t-elle sa 'idda et quelles sont ses obligations Dar al-Adwa, Beirut 1992)

Ce hadith est mouwathiq (accrédité) selon Al-Mouhaquiq chiite al-Majlissi dans son livre « Mir-aat al-'ouqoul » dans son sharh voir tome 12 page 791
4- d'Après Muhammad ibn Yahya , d'après Ahmad ibn Muhammad ibn Isa, d?après al-Husayn ibn Sa'id, d?après an-Nadr ibn Suwayd, d'après Hisham ibn Salim, d'après Sulayman ibn Khalid a dit : J'ai demandé à l'Imam Ja`far al-Sadiq sur la femme dont le mari est mort : Où devrait-elle dépenser son iddah ? Dans la maison de son mari, ou où elle veut? Il a dit : où elle veut. Quand Omar est mort, Ali est venu, a pris Om Kulthoum par la main, et l'a portée à sa maison. (Furu' al-Kafi, vol. 6 p. 117, Chapitre celle où le mari est mort où dépense t-elle sa 'idda et quelles sont ses obligations Dar al-Adwa, Beirut 1992)

Ce hadith est sahih (authentique) selon Al-Mouhaquiq chiite al-Majlissi dans son livre « Mir-aat al-'ouqoul » dans son sharh voir tome 12 page 791
Pour traiter ces deux hadiths, il me faut un peu plus de temps ( il est 4 :19 !!). Je promets d'y revenir incha Allah. En effet, on verra que :

1- La chaine de transmission de ces deux hadith est très faible.

2 - Ces deux hadiths contredisent d'autres hadiths concernant la veuve en question ? Qui est t-elle ? Quel âge avait-elle ? etc ?

On verra ensemble, qu'un Raisonnement ( mathématique) basé sur les dates nous sera très utile incha Allah. Voici des questions auquel il faut répondre :

Si ce mariage a eu lieu ( hypothèse), alors prière de préciser:


1: L'année du Mariage?
2: Omar avait quel âge?
3: Um kulthoum avait quel âge?
4: Il parait que de ce Mariage, ils auraient eu deux enfants: Zayd et Roquayyah. Est ce vrai? date d leur naissance ainsi que de leur mort?
5: Date de la mort de Omar?
6: Est ce que Um kalthoum s'est remarié? si Oui, avec qui?
7: La date de la mort de Um kalthoum?

Pourriez vous réponde correctement à ces questions avec des preuves,en nous montrant que ce mariage a bien eu lieu, et que ceci est compatible avec les dates demandées etc ( analogue avec raisonnement plus haut..)...

Continuons !

Voyons voir maintenant les preuves tirées des références Sunnites.



SOURCE SUNNITE : BOUKHARI
Omar (ra) a rapporté « partageant des vêtements de laine entre les femmes de Médine, il restait un très beau. Un homme qui se trouvait auprès de lui, dit : « Ô prince des croyants ! Donne ce vêtement à la petite fille de l'Envoyé de Dieu- Que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix-, celle qui est avec vous- il voulait dire Oum Kalthoum la fille de Ali- Omar répondit : « Non, Oum Salit en a plus de droit ». Oum Salit, une des femmes des Ansars, avait prêté serment d'allégeance à l'Envoyé de Dieu ..Que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix-. Omar poursuivit : « Elle nous apportait de l’eau le jour de la bataille de Ouhoud ».
Sahih Al-Boukhari Livre Al-Jihad hadith 4120

Tout d'abord, je tiens à faire deux remarques:

1- Dans tout le Sahih de Bukhari, Ceci est le Seul , je dis bien le seul et unique Hadith qui traite ( de loin d’ailleurs) la question de Um Kalthum et Omar ! N'est ce pas Surprenant ! J'ai tenu à faire la recherche par mot Clé sur le site :

http://www.usc.edu/dept/MSA/reference/searchhadith.html


2 - Ce hadith n'est pas cité dans le Livre de Al_Nikah ( mariage) mais dans celui de Al-Jihad ( Guerre Sainte) ! N'est ce pas surprenant !
Question: Doit-on Conclure que Al-Bukhari, la grande réference de Ahlul Sunna wal Jama'a n'a pas trouvé gd chose-de fiable- concernant ce mariage?

Maintenant, analyons de très près ce hadith !

Où lisez-vous dans ce hadith, que Um Kalthum Binte Ali (as) était la Femme de Omar ?

On lit : « « Ô prince des croyants ! Donne ce vêtement à la petite fille de l'Envoyé de Dieu- Que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix-, celle qui est avec vous - il voulait dire Oum Kalthoum la fille de Ali-.. »

Il n'est pas dit dans ce hadith: "Votre femme", mais "celle qui est avec vous !"

Alors comment conclure que « celle qui est avec vous » est synonyme de « Votre femme » ?

Et puis, pourriez-vous nous dire si dans la version originale (en arabe) , figure aussi la phrase : - il voulait dire Oum Kalthoum la fille de Ali.. « - Ceci est très important. Merci de répondre !


- Par ailleurs le début du hadith me surprend un peu. Vous dites: Omar ( ra) a rapporté etc... Alors qu'en fait dans la version originale, il est dit que ce hadith est rapporté par: Tha'laba bin Abi Malik! Un homme inconnu dont on ne sait pas gd chose quant à la fiabilité!

Pourriez-vous m'expliquer ce qui s'est passé?

Conclusion : de nouveau, voila un Hadith, cette fois du celebre Al-Bukhari, qui ne peut malheureusement pas vous conforter dans vos convictions !

D'autres recueils ont été cité dans Sunan al-Nissa'i, sunnan Abi daoud etc?



1) Al Isaba Volume 4 page 492

" Umar a demandé à la main de la fille de l'Imam Ali (as) qui lui a mentionné son jeune âge. On lui dit qu'il t'a rejeté. Omar lui redemanda de nouveau. Ali lui dit : je t'enverrai la fille, si elle te plait alors elle est ta femme. Ali envoya la fille à Omar qui lui toucha la jambe ( le mollet). Elle s'exclama : « si tu n'étais pas le calife des musulmans ( le prince des croyants), je t'aurais giflé"

N.B: Les termes exactes en arabe de oum kalthum sont: latamtou 'aynayka= je te donne un coup sur les yeux = donner une claque = gifler!!)


2) Asad al Ghaybah Volume 5 page 367

« Umar demanda à Ali (as) la main de Umme Kalthum. Ali répondit qu'elle était trop jeune. Omar dit : marie la moi et fais comme je te dis, je souhaite atteindre ce degré ( position) que personne d'autre n'a atteint. Ali alors dit « je t'enverrai la fille, si elle te plait alors je te la marierai. Puis Ali envoya la fille avec un tissu ( ou vêtement) et lui demanda de dire ( a Omar) » Ceci est le tissu ( ou vêtement) dont je parlais ». Elle transmit ces propos à Omar qui dit : Dis à ton père que j'accepte ». Puis Omar la toucha ( a mis la main sur elle). Elle s'exclama : « Tu as fait ceci à moi ? » si tu n'étais pas le calife des musulmans, je t'aurais cassé le nez ». La fille retourna chez elle et répéta l'épisode à son père en déclarant « tu m'as envoyé à (chez) un homme déloyal ( Sheykh Suw') » Avec cela Ali dit : « Il est ton mari ». Ensuite Omar a assisté à une réunion de Muhajireen et dit : Félicitez moi. Ils ont dit : Pourquoi ? Il dit : Je me suis marié avec Umme Kalthum binte Ali.


3) Tareekh Baghdad Volume 6 page 182:

"Umar demanda la main de la fille de Ali. Ali ordonna à sa fille de se préparer ( se toiletter). Il l'envoya à Omar qui saisit sa jambe (son mollet), l'embrassa et dit : "dis à ton père que je suis content ". A son retour, elle dit à son père : Il m'a embrassée, saisit mon mollet et m'a demandé de te transmettre qu'il est content ».


Le même récit ( avec qq variantes) est aussi rapporté dans :

1. Tareekh Khamees Volume 2 page 384 Dhikr Umm Kalthum
2. Tabaqat ibn Sa'd Volume 8 page 463 Dhikr Umm Kalthum
3. Sawaiqh al Muhriqa page 94
4. Zakhair al Akba pages 168 and 169
5. Asaaf al Ghaneen page 162
6. al Isaba Volume 4 page 321.


Maintenant après avoir cité ces textes sunnites ; quelques commentaires :

1- Peut-on vraiment imaginer, et est-il vraiment concevable qu'un homme comme l'Imam Ali (as) avec toute sa droiture, sa piété et son rang si élevé puisse marier sa fille d'une telle manière: Lui demander de se coiffer, se préparer et se faire belle pour voir un homme etc? Astaghfiroullah !

2- Peut-on réellement imaginer un instant que le calife Omar, le deuxième calife puisse vraiment agir de la sorte avec une jeune fille en l'absence de son mahram? Je ne le pense pas !

Ces mêmes Sunnites qui osent présenter ses Textes pour prouver que Omar s'est bien marié à Um Kalthum nuisent énormément à l'image de Omar et détruisent sa réputation de calife bien guidé!!

Cependant, la logique voudrait que si : on refuse que ces comportements puissent être attribués à l'Imam Ali (as) et au Calife Omar, alors, on doit refuser la fiabilité de ces hadiths, et donc Rejeter l'existence du mariage de Omar avec Um Kalthum binte Ali (as) !!

Dieu merci, il existe ( bien évidemment) chez les sunnites des personnes honnêtes et cohérentes. En effet :


Sibt Ibn Jauzi Al Hanafi a critiqué sévèrement ces traditions » dans Tadkirathul Khawas al-Ummah, page 321:

"Mon grand père déclare dans son livre que ' Ali a envoyé sa fille à Omar et Omar a touché son mollet et l'a embrassée. Par Allah, ceci est méprisable ( abject) et ignoble et même si elle était un esclave, Omar ne lui aurait pas fait cela, de plus, d'après l'Ijmaa' ( Consensus) des Ulémas ( les savants), toucher à un non-mahram n'est pas permis. Alors comment ces traditions peuvent être attribuées à Omar?


Par conséquent, en rejetant ces traditions, le mariage de Umar avec Um Kalthum doit être automatiquement aussi rejeté.


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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Lun 1 Aoû 2011 - 8:10

JAWHAR a écrit:


[font=Arial Black][b]L’Imam ‘Ali (as) récitait ce du’a :
O Allah ! Maudis les 2 idoles de Quraysh (Abu Bakr et Omar),
ces 2 sorciers [de Quraysh],
ces 2 tyrans [de Quraysh],
ces 2 diffamateurs [de Quraysh]
et ses 2 filles (Aicha et Hafsa),
[O Allah maudit les car] ils (Abu Bakr et Omar) ont dilapidé Tes biens,



salam alikoum,

ce récit n'est pas de ali as mais imputé après sa mort Wink
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avicenne



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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Lun 1 Aoû 2011 - 8:22

JAWHAR a écrit:
VOUS OPEREZ SANS COUVERTURE, L ARGUMENTAIRE WAHABBI POINTE SON NEZ CROCHU [/color][/color][/b]? »


avant de continuer j'aimerais qu'un administrateur soit présent et éfface les hors sujets de chacun pour une meilleur compréhension,a vrai dire je ne m'attends pas vraiment à que vous me prouvez si la descendance de ali as ont bel et bien contracté des mariages avec les descendances de abou bakr omar et othman puisque je sais que vous n'êtes pas capable de fournir les sources historiques sur ces faits mis a part copier coller des hors sujets Cool

avez vous frère jawhar des hadiths ou récits historiques qui démontrerait que ces mariages entre descendance de ali as avec les descendances des trois premiers califes sont vrais ou fausse?

puisque nous sommes sur le topic ali as et abou bakr:

Hasan ibn ali => hafsa bint abdarrahman ibn abu bakr

Mohammed baqir ibn zayn el abidin ibn husein ibn ali => oumm farwah bint qasem ibn ibn mohammed ibn abu bakr


j'invite les autres membres a y participer et donner leur humble avis.

barakallahoufikoum d'éviter les hors sujets svp!

je comprends mieux pourquoi on ne pourra jamais avoir un réel débat chiito-chiite...avec des personnes qui ne sont même pas objectifs mais avale tout comme une couleuvre, c'est vraiment triste!
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Ali
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Lun 1 Aoû 2011 - 12:33

Salam,

Citation :
avant de continuer j'aimerais qu'un administrateur soit présent et éfface les hors sujets de chacun pour une meilleur compréhension

Monsieur jafar313 , la seule modération qu'il y aura ici c'est ton REbanissement.
Par contre il est vrai que le sujet a dévié donc j'aimerais que les participants répondent aux questions de avicennes/jafar313.
Merci
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JAWHAR
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Mar 2 Aoû 2011 - 20:20

salam alaykum,

nous avons avancé tant d'arguments sur lesquels les nassibi, ne peuvent rien répondre, sur la wilaya, l'imamat, etc...
un des rares argument des nassibi sont ces mariages:

questions:

-les enfants sont-ils responsables des actes des parents?
abubakr usurpa le droit de l'imam Ali (as), mais Mohammad ibn abubakr (ra)a lutté dans l'armée de l'Imam (as) et a été sont porte drapeau lors de la bataille du djamal.
la descendance d'abubakr qui s'est lié aux ahlu l bayt a tout simplement fais tawba et reconnu le
Haqq et les droits des imams (as)
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MessageSujet: Re: lien entre ali as et abou bakr ra   Aujourd'hui à 4:04

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