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 Définition de wilaya

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Muhammad-Hussein



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MessageSujet: Re: Définition de wilaya   Mar 5 Juil 2011 - 15:26

Wa 'alaykum as-salam wa rahmatullah

Très chère sœur,

Je vous ai fait part de mon intention de ne plus communiquer sur le sujet de la wilaya, mais des éléments intéressants sont apparus entre temps, et comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je suis de retour ;-))


Citation :
Je vous remercie d'avoir bien voulu prendre le temps de lire les enseignements précieux que nous ont livré les Infaillibles (as), qui ne sont pas, à mes yeux, de simples références, mais les paroles de nos guides et de nos maîtres, qu'aucun philosophe ou pauvre musulmane comme moi-même ne pourra jamais égaler en sagesse et en précision
.

Je ne dis pas que ce sont de "simples références", juste des références sans aucune notion de valeur. Ce que je ne souhaite pas, c'est que nous entrions dans un conflit dans lequel nos armes respectives sont des salves de références, fussent-elles coraniques, mais entrer dans un échange de points de vue, entre frères et sœurs, dans lequel personne ne cherche à l'emporter sur son interlocuteur, car c'est, à mon avis, par ce genre d'échanges que nous pouvons espérer la satisfaction d'Allah. Il est vrai que l'histoire nous montre que les chiites ont fait l'objet d'un déchaînement de violence inouï, mais ne soyez pas sur la défensive, mes intentions, jusqu'à preuve du contraire, ne sont pas belliqueuses, et respectons ce qui convient en matière d'échanges entre musulmans, à savoir la bonne opinion (husnu-l-dhân), et je ne suis pas un représentant de l'islam amawi.

Citation :
Désolée d'avoir insisté sur un aspect qui, si l'on revient au Livre de Dieu, est central : la Soumission à Dieu, et l'obéissance à Dieu et à Son Messager.

L'Islam signifie "s'en remettre entièrement à Dieu, et lui obéir en tout point".

Qui à dit le contraire ?, ceci dit il y a une différence entre la soumission (martaba islam ou chari'a) et la foi (martaba imân), le prophète à accepté la soumission des hypocrites en pleine conscience de leur hypocrisie. Le degré de l'islam ou de la chari'a concerne les actes et non les pensées ou les intentions, nous devons considérer celui qui prononce la shahada comme musulman selon la lettre, mais l'est-il selon l'esprit ?

Coran 49-14 : Les Arabes disent : Nous croyons Réponds-leur : Point du tout. Dites plutôt : Nous sommes soumis, car la foi n'a pas encore pénétré dans vos cœurs...

Pour moi, et encore une fois je n'affirme rien, j'exprime juste ma pensée du moment qui est bien heureusement susceptible d'évoluer, et je ne me permettrai pas d'exiger que ma pensée soit partagée par qui que ce soit, la soumission concerne la nubuwa et la foi concerne la wilâya. La soumission à la loi n'est pas une chose discutable, alors que la foi est du domaine de l'effort personnel et du don d'Allah, ce n'est pas donné à tout le monde :

"Voilà ceux qui seront les plus proches de Dieu, dans les jardins du délice : Il y aura une multitude parmi les premiers et un petit nombre parmi les derniers"
(Coran, 56, 11 à 14)


Celui qui s'attache à la lettre du coran et accompli les rites obligatoires, est considéré comme musulman (muslim) et aura une récompense pour cette soumission, mais cela n'a rien à voir avec celui qu'Allah va nommer croyant (mu'mîn). Le muslim reste dans la dualité, il y a lui et le coran, pour le mu'mîn, il n'y a plus cette dualité, il devient un coran parlant (qor'ân nâtiq) ses akhlâq et non plus seulement ses actes deviennent le coran à l'exemple du Prophète (sas) (khuluquhu al qor'ân) il a réuni en lui la lettre et l'esprit. Il y a dans la notion de wilâya, l'idée de proximité ou de deux choses devenues inséparables "Aly est avec le coran et le coran est avec Aly". Lorsque le Prophète (sas) nous dit qu'il nous a laissé deux choses, le coran et sa sunna, ceux qui s'attachent à la lettre pensent qu'il s'agit de ses dires (sas) retranscrits, donc encore une fois la lettre, et ceux qui s'attachent à l'Esprit savent qu'il s'agit de sa famille (sas) en tant que coran parlant ou modèle vivant, à chacun son interprétation, il faut que les deux sensibilités se manifestent dans un monde de dualité.

Voilà ce qui pour moi fait la valeur de sidna Aly (as) et de sa famille bénie, mais cela ne veut pas dire, à mon avis, que le fait d'être chiite selon la forme ou la lettre, soit la garantie d'accéder à ce niveau de la foi, le travail et le cheminement à accomplir pour devenir un véritable partisant de Aly (as) est le même pour tous les musulmans qui doivent devenir, autant que faire ce peu, un coran parlant, et le chemin est long.

Encore une fois c'est ma perception à ce jour, la partage qui veut et la refuse qui veut.

Bien à vous, fî amânillah.


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Assiddiqa
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MessageSujet: Re: Définition de wilaya   Mar 5 Juil 2011 - 20:46

Assalamu 'alaykum wa Rahmatullah wa Barakatuh

Je vous remercie pour votre réponse, et vous rejoins tout à fait sur tous les points que vous avez explicité.

Ces notions de Wilaya, d'Islam et de Iman étant très riches et pouvant être utilisées avec des sens différents, il était en effet utile d'entrer dans les détails pour comprendre chacun de ces mots dans son contexte.


Que Allah (SWT) vous garde

Wa Salam
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JAWHAR
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MessageSujet: Re: Définition de wilaya   Dim 17 Juil 2011 - 14:37

salam alaykoum,


Verset coranique de la Walaya de 'Ali

Allah dit dans le Coran : " Vous n'avez pas de Maître (Waliy) en dehors d'Allah et de Son Prophète, et de ceux qui ont accepté la Vérité : ceux qui font la Prière et qui font l'aumône pendant qu'ils s'inclinent humblement. Ceux qui prennent pour Maîtres Allah, Son Prophète et ceux qui ont accepté la Vérité : voilà ceux qui forment le parti d'Allah, et qui seront les vainqueurs ! " (Sourate al-Mâ'idah, 5 : 55-56) Selon Al-Zamakh-Charî, dans "Al-Kach-châf": " Il [ce Verset] a été révélé à propos de 'Alî (qu'Allah ennoblisse son visage) lorsqu'un mendiant l'a sollicité pendant qu'il était en position d'Inclination dans sa Prière, et qu'il a laissé tomber pour lui sa bague -qui flottait à son petit doigt- sans interrompre sa Prière. Si vous vous demandez comment il [ce Verset] peut être relatif à 'Alî (qu'Allah ennoblisse son visage), alors que le terme désigne un pluriel, je vous répondrai : si le terme désigne un pluriel, bien qu'il s'agisse d'un seul homme, c'est pour inciter les gens à faire comme lui -dans le but d'obtenir la récompense qu'il a obtenue - et pour rappeler que la nature des Croyants devrait être tellement soucieuse de la piété, de la bienfaisance et du secours envers les pauvres, que même quand ils sont en train de faire la Prière, ils ne devraient pas ajourner l'accomplissement d'une action de bienfaisance - qui ne supporte aucun retard- jusqu'à la fin de leur Prière." (A-Zamakh-charî, "Al-Kach-châf", tafsîr Sourate al-Mâ'idah, V.55.) Citant Al-Kalbî, et parlant des circonstances de la Révélation de ce Verset : "Vous n'avez pas de Maître en dehors d'Allah et de Son Prophète, et de ceux qui croient : ceux qui font la Prière et qui font l'aumône pendant qu'ils s'inclinent humblement. ",

Al-Wâhidî a écrit: "La fin de ce Verset concerne 'Alî (que la Satisfaction d'Allah lui soit acquise), car il a donné sa bague à un mendiant pendant qu'il se trouvait dans la phase d'Inclination de sa Prière." Al-Wâhidî, "Les Circonstances de la Révélation", Sourate al-Mâ'idah, Verset 55. Un grand nombre d'ouvrages de tafsîr et de hadith ont affirmé que ce Verset a été révélé à propos de 'Alî. " Dans la mosquée, lorsque 'Alî offrit au mendiant son anneau, le Prophète appela Allah, lui demandant de faire de 'Alî son associé dans son message : " ô Allah ! Je suis Mohammad, votre élu, le Prophète. Rends-moi fort et facilite ma tâche. Affecte auprès de moi un assistant de ma famille, 'Alî : Accrois ma force par lui. " Abû Dharr al-Gifârî qui était présent témoigne à ce propos : " Par Allah ! Le Saint Prophète n'avait pas encore fini sa prière de demande que l'ange Gabriel apparut et révéla ce verset : " Vous n'avez d'autres alliés qu'Allah, Son messager et les croyants qui accomplissent la Salât, s'acquittent de la Zakât et s'inclinent devant Allah. " (5 :55) La prière du Prophète a été exaucée et 'Alî a été nommé son vizir. " Muhammad Talhah al-Shâfi'î, dans Matâlib-us-Su'ûl, page 19, al-Hâfidh Abû Nu'aim al-Içfahani dans Manaqatu0l-Mutahharîn, Cheik 'Alî al-Ja'farî dans Kanz-ul-Barâhîn, l'imam Ahmad ibn Hanbal dans le Musnad, Jalâl-ud-Dîn al-Suyûtî dans al-Durr-ul-Manthûr et d'autres savants sunnites ont relaté ce récit dans leurs travaux.

Ibn al-Maghâzilî, le jurisconsulte Shâfi'ite dans son Manâqib, Jalâl-ud-Dîn al Suyûti dans al-Durr-ul-Manthûr, le théologien renommé Ahman al-Tha'labî dans Kashf-ul-Bayân, Sibt Ibn al-Jawzî dans Tathkirat Khawâc-al-Ummah, en rapport avec le verset de la Wilâyah cite d'Abû Tharr al-Ghifârî et Asmâ' Bint Umais (épouse d'Abû Bakr) qu' " ils ont dit qu'un jour où ils priaient dans la mosquée alors que le Prophète était présent, un mendiant demanda l'aumône. Personne ne lui donna rien. 'Alî qui était en état d'inclinaison rituelle (ruku'), pendant lequel il ne pouvait parler) fit signe au mendiant vers son doigt, et ce dernier lui en enleva alors l'anneau. Le Prophète vit ce qui se produisit, leva la tête vers le ciel et dit : " ô Allah, mon frère Moïse Vous a prié : " ô Mon Seigneur, rends-moi fort et facilite ma tâche. Nommez-moi un assistant de ma famille, Aaron, mon frère. " Allah lui octroya une aide et renforça ses mains. Il leur donna une telle puissance et une telle poigne que personne ne pouvait les maîtriser. " … Moïse dit à son frère Aaron : " Remplace-moi auprès de mon peuple, fais ce qui est bien, ne suis pas la voie des pervers. " (7 :142) Les hadîths que nous avons cités confirment l'institution de 'Ali par le Prophète (SAW) comme Walî sur les croyants en conformité avec le verset coranique suivant: "Vos n'avez pas de maître en dehors d'Allah et Son Messager et de ceux qui s'acquittent de la prière, ceux qui font l'aumône tout en s'inclinant humblement (en génuflexion)". (V. 55/V) D'après Ibn 'Abbâs, Abî Dhar, Anas b. Mâlik, l'Imam 'Ali et d'autres Compagnons: "Un Musulman pauvre entra un jour dans la Mosquée du Messager (SAW) et quémanda quelque chose. 'Ali qui était en train de faire une prière facultative fut néanmoins sensible à l'appel du mendiant et lui fit signe par la main droite derrière le dos afin qu'il prît la bague de son auriculaire. L'homme l'a fait, invoqua Allah pour 'Ali puis s'en alla. Avant que l'assistance ne sorte de la Mosquée, Jabrâ'îl (a. s.) descendit avec le verset précédent".(245) Hassân b. Thâbit, le poète, dit alors des vers à ce sujet: ô Abâ Hassan! Que mon âme et mon coeur soient sacrifiés pour toi, Ainsi que tout homme lent ou actif dans le chemin de la guidance.
C'est toi qui donna en pleine génuflexion ? le meilleur incliné! que les âmes du peuple soient sacrifiées pour toi Allah révéla à ton sujet la meilleure Wilâyah Qu'Il affirma dans les législations confirmées. Critique de la signification donnée au verset D'aucuns ont dit que les pronoms personnels dans la partie du verset relative à ceux qui font la prière, l'aumône … sont au pluriel tandis que l'homme désigné est une seule personne (l'Imam 'Ali)? L'auteur fait à ce propos la remarque suivante: "cette critique n'est qu'une conjecture! Car ce qui n'est pas correct c'est l'emploi du terme singulier pour désigner un pluriel.

En revanche, l'inverse, comme dans le verset en question, est fort possible et permis dans les conversations arabes. Cela se trouve aussi dans différents lieux du Saint Coran. Prenons en l'exemple de ce qu'il y a dans la sourate Al- Munâfiqîne (les Hypocrites): "Au Nom d'Allah le Clément le Miséricordieux. Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent: "Nous attestons que tu es le Messager d'Allah." Allah sait que tu es Son Messager. Et Allah sait que les hypocrites sont menteurs … Quand on leur dit: "Venez le Messager d'Allah va demander pardon pour vous", ils détournent la tête. Et tu les vois s'éloigner, remplis d'orgueil … Ce sont eux qui dirent: "Ne dépensez rien pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allah afin qu'ils se séparent de lui". Les trésors des cieux et de la terre appartiennent à Allah. Mais les hypocrites ne comprennent pas.

Ils disent: "Si nous revenions à Médine, le plus puissant de cette ville en expulsera le plus faible". La puissance appartient à Allah, à Son Messager et aux Croyants. Mais les hypocrites ne savent pas". (Vs. 1-8/LXIII) Dans son exégèse, At-Tabarî dit: "Seul 'Abdullah b. Abî Salûl était visé par tous ces versets. Selon les récits rapportés et les livres des savants, toute la sourate fut révélée à son sujet".(246) A son tour, As-Suyûtî rapporte, citant Ibn 'Abbâs que celui-ci dit: "Tout ce qui fut révélé dans cette sourate, ne concernait que 'Abdullah b. Ubay".(247) Son histoire, en résumé, est relatée par les biographes et dans les oeuvres exégétiques: "Jahjâh al-Ghifârî, travailleur salarié de 'Umar b. al-Khattâb et Sinân al-Juhaniy l'allié de Banîl-Khazraj se bousculèrent après la bataille de Banî Mustaleq, au sujet de l'eau (qu'ils voulaient puiser) et en venaient à se battre. Al-Juhaniy cria alors: "Au secours ô Al-Ançar!".

Et Jahjâh cria, à son tour, "Au secours! ô les Muhâjirîne!". Sur ce, 'Abdullah b. Ubay se fâcha en présence d'un groupe d'Ançarites qui étaient avec lui - parmi eux il y avait Zayd b. Arqam, encore un jeune homme à cette époque. Ibn Ubay dit: "L'ont-ils fait? Ils nous ont bousculés, concurrencé dans notre propre pays! Par Allah! Le proverbe qui s'applique à nous en rapport avec ces Quraïshites est celui qui dit: Engraisse bien ton chien pour qu'il te morde, par Allah, si nous revenions à Médine le plus puissant de cette ville en expulserait le plus faible . Ensuite, parlant à l'assistance il dit: "Voici ce que vous avez fait de vous-mêmes! Vous les avez hébergés chez vous, et partagé vos biens avec eux; par Allah, si vous les empêchez d'avoir accès à ce qu'il y a entre vos mains, ils quitteront sûrement votre pays". Zayd b. Arqam rapporte alors ses propos au Messager d'Allah, qui était entouré de ses Compagnons, parmi eux 'Umar b. al-Khattâb".(248) Dans le même sens, on peut citer les versets suivants: Le Prophète en disant: "il est tous oreilles" (V. 61/IX). "Ceux auxquels les gens disaient: (les gens les impies) ont sûrement réuni leurs forces contre vous …". (V. 173/III) "… Ils disaient: "y a-t-il quoi que ce soit qui nous concerne en cette affaire? …". (V. 154/III) Et d'autres versets encore où le pluriel est employé mais une seule personne est visée.
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